LES ABSINTHES ONT TOUJOURS TORT...
Au diable vos vers !
- Volée de doigts vers un éternel d’argile
- D'une main légère j'écris ces vers d'éther
- Pour te dire que je me sens comme eux, fragile
- Et nue, tirant tous ces vers du néant, d'un verre
- De fée verte : cette absinthe* elle vaut tes vers,
- Et je m'y noie comme dans un vers doux
- Thés verts je les bois au travers d'un verrou
- Un vers où ? Tu ne me l'as jamais ouvert...
- En enfer j’ai égaré mon soulier de vair
- Trop tard pour toi ô mon maître aux vers
- Ta verve ce n'était pas la vérité : ces versets
- Sévères....C'est vers tes vers que je versais
- Mes larmes de verre, pour toi les torrents de l'amer
- Pour toi la rage, pour toi l'amour, pour toi la mer !
- Tes vers m'ont bouffée, emportant mon hiver
- Mon nid vert en sapin m'emporte aux cimes : t'y erres...
* en anglais, le mot « absinthe » se traduit par « wormwood » : autrement dit « bois à vers ». Nombre de poètes pour écrire leurs plus belles pièces on fait appel aux effets pervers de celle qu’on appelait aussi « la fée verte ». Et ils en ont bu des verres ! Le langage n’a pas fini de nous surprendre.








































