mercredi 5 décembre 2007

Griffonnons un peu de franglais

Le texte ci-dessous se lit indifféremment en anglais et en français. Il s’agit d’une performance – qui m’a bien retourné le cerveau –, il ne faut donc pas s’étonner du caractère complètement insensé et saugrenu des deux textes obtenus. Je dirais que le texte anglais se tient mieux que le français, mais dans les deux cas ils font travailler l’imaginaire !

A main griffonné, arme pour ingrats

Arrivé d'un touchable novice,

Assuré, notable tocard à petits sous

On a plané, base donnée : Togo à bout.

Intimes mygales, lovés on part formés…

Ô thé pur posé attablé,

Outrage ! Grief à part, à son canap' est lié

Hâlés agents assis, tant son corps est âgé.

* * *

A main griffon near me pouring rats

Arrived untouchable, no vice as sure...

Not able to card a pet - it's so us!

On a plane, based on need to go about.

In times my gales, loves on part for me, so the purpose?

Out rage, grief apart : a son, can a pest lie?

At tables, hales a gent’s assistants, on corpse stage.


Traduction
Un griffon principal près de moi versant des rats / Arriva intouchable, pas de vice, c’est certain. / Incapables d’identifier un animal domestique, ça nous ressemble tellement ! / A bord d’un avion, basés sur le besoin d’aller partout. / Aux temps de mes tempêtes, amours en partie pour moi, mais dans quel but ? /Sans colère, mis à part le deuil, un fils, une peste peut-elle gésir ( infinitif dans "ci-gît") ? /A des tables, tiraillent les assistants d’un type sur la scène du cadavre.

Griffons : av. Pierre de Serbie, bd . Sébastopol, Bastille, Opéra (Paris)

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Parce que j'adore, j'ajoute un encart spécial pour Fanny (Disturbers),
créatrice entre autres de magnifiques objets en colle :

DISTURBERS expose ce week-end : VENEZ NOMBREUX !!!

20 commentaires:

Oken a dit…

First ! :P

Tatiana a dit…

retourné le cerveau ? Tu veux dire torturé le cerveau ;))

zecoco a dit…

alors là, rien qu'à le lire j'ai la tête à l'envers
chapeau bas

FreZ a dit…

Chrixcel, la tête dans un seau à glace depuis... :-)
(late Tedan sun sea uag lac edepu is... euh non, ça marche pas tout le temps, tiens... :))

Anonyme a dit…

Les mots globines.

Derrières les mots se cachent les meaux...
Augustin,Julia,Emilie,Onze, autant de ...mi-stères.
L'étrange échange entre Chrixcel l'étincelle et Stan i se lasse vire au duel.
Mme de Rénal, Julien Sorel.
L'hagard de la gare Saint lascar contre la marée plouescataise, voire meme penanthévienne.
Assassinée par un crayon ?
Oui, la vie est un théatre mais la pièce est bien mal distribuée,mon chère Oscar !
La pièce qui se joue ici se présente tres attrayante.
Drame en cinq acte ? Farce en six ?
Les mots, toujours les meaux !Les Meaulnes.
Puisse vos névroses continuer à me procurer le doux et torride plaisir de vous lire et ainsi légitimer la mienne...

Anonyme a dit…

les maux à Meaux, mauvais jeu d'mot !

henri a dit…

le texte ne me fait rien travailler du tout sinon la migraine ;-)

C'est l'igloo de la patinoire.

Pauline a dit…

Quai du louvre on vient de sortir un noyé
C'est une femme
Elle a une robe de printemps
On voit ses bas et la chair blanche
Ses petites mains sont bleues
On dirait qu'elles cherchent à serrer quelque chose
Elle a encore ses souliers blancs
Quelqu'un l'a vue se jeter du pont neuf
C'est une très jeune femme
Elle a une robe de printemps
Elle a encore ses souliers blancs
Des hommes en uniforme l'ont roulée dans une toile
En parlant d'autre chose
Dans leur hâte
Ils avaient oublié un soulier presque neuf
Je l'ai porté à notre dame
Qui est si proche du pont au change

Chrixcel a dit…

Oken > quelle réactivité:-)
Tat, Henri > oui, je sais, des fois je vais pas bien^^
Zecoco > merci, j'adore relever les défis, que veux-tu...
Frez > t'as vu, hein ? pas évident !

Stan 1> Des mots, des mots, débris de Meaux ? (haha)
Mais qui sont donc tous ces gens ? Ah, oui, oh, pas des mystères, non, Augustin
Du grand-meaulnes, Julia je ne sais pas, Emilie non plus, est-elle jolie ?
Onze parce que c’est le hasard, voilà.
Duel ? Pourquoi, s’il ne s’agit que de rétorquer, répliquer, répondre ? il n’y aura pas de victime dans cette histoire, du moins je l’espère^^
J’opte donc pour la farce, la facétie et le far breton, laissons donc de côté les grands
Drames raciniens ! Névrosée, de mots je suis, oui, c’est ainsi, je l’assume. Et toi, Stan, si tu assumes tes propres névroses obsessionnelles, bravo. Mais il paraît qu’on l’est tous, névrosé…

Stan 2> Je ne voulais pas noyer le poisson,
Il a déjà bien du mal à muter, dans la Seine
Mais la chair immaculée que j’ai vu flotter, en bas,
Etait écaillée et luisante.
Criblé de rubis, le corps de la créature semblait parsemé de taches de sang,
Et pourtant, de ces trous rouges ne s’écoulait qu’une longue plainte de sirène.
Ses doigts subtilement palmés se refermaient sur une dague sertie de grenats.
Aux tétons de ses seins brûlaient des améthystes, et ses ongles portaient la griffe
Des plus incandescentes cornalines.
La sirène ne s’est pas jetée dans la Seine, elle a juste plongé. Je l’aie vue s’enfoncer de nouveau dans les abysses du fleuve sale. J’ai trouvé que c’était un spectacle pénible, que de voir la beauté transcender les miasmes aqueux déversés par les humains.
Mais, ultime étincelle, en sautant, elle a perdu dans l’air des écailles de son armure.
Deux de ces écailles argentées se sont posées sur mes yeux, et alors seulement, j’ai vu.

Stan a dit…

Appel général de Stan pour Chrixcel.
Prends note merci.
Concernant la rectification d'un malentendu apocryphe.
Ce n'est pas moi, Stan, qui ai écrit le message anonyme intitulé "les mots globines", ni celui qui parle des maux à meaux.
Ces deux messages sont écrits par un anonyme alors que j'ai toujours signé mes messages sur ton blog.
De plus, je trouve ces messages totalement débiles: les jeux de mots sont
aussi originaux que ceux de céline dion, notre échange ne saurait en aucun cas constituer un "duel" et je n'ai aucune névrose merci. Merci de prendre acte de cette rectification parce que les deux messages anonymes que tu m'attribues me révulsent ( le deuxième message étant les "maux à meaux" et le premier les "mots globines"). D'ailleurs quand je n'ai rien d'autre en rayon que des poncifs, des jeux de mots de supérette, des clichés ou des fadaises, je reste couché et ne pollue pas les blogs, et encore moins le tien. Je déplore en outre que tu ne distingues pas mon écriture de celle d'un autre. En outre, ce genre de commentateurs intempestifs sont capables de me faire déserter ton site et de m'obliger à ne t'envoyer que des mails, les mails ne laissant aucun doute sur leur provenance. Je réitère mon message: ce n'est pas Stan qui a écrit les deux messages anonymes couchés plus haut. Appel général de Stan pour Chrixcel terminé il est quize heures vingt. Accuse réception.

Stan a dit…

post scriptum: je suis furax

Stan

Chrixcel a dit…

Aïe...alors là, j'ai manqué de distinction. Je ne me doutais pas qu'un tiers suivait les échanges entre Stan et Chrixcel de manière aussi poussée, au point de ressortir des noms et des bribes de phrases...je l'avoue Stan, en lisant ce message anonyme j'ai cru que tu étais fatigué...et même, que tu voulais me décontenancer en changeant de style. Oui, honte à moi, je t'ai attribué ces mauvais jeu de mots ! c'est que je ne pouvais vraiment pas imaginer que quelqu'un s'étalerait sur nos "névroses"...excuses plates.

Anonyme a dit…

Oh la !
Je confirme, le débile, n'est pas Stan qui doit etre lui de sang noble.
Le pollueur de blogs, au style aussi plat que Céline Dion se nomme Nicolas.
Je ne voudrais pas révulser plus longtemps, aussi je vous laisse , je vais me reposer et vous laisse votre complicité, car je suis tellement fatigué que mon écriture en patit.
Je partagerai mes fadaises et autres foutaises avec des personnes de mon standing et de mon rang, comme les caissières de superettes par exemple.Cela tombe bien je suis caissier !
Bon vent !

Oken a dit…

Heuuuu moi aussi c'est Nicolas, mais aucun rapport...
Je suis repassé devant la boutique avec les mannequins cadavres pour t'en prendre une photo mais ils ont refait la vitrine.

Voilà voilà...

C'est quoi ce délire de gens qui se font passer pour d'autres ici ?

Stan, je te conseille de faire le truc Google machin proposé sous la fenêtre pour laisser des com'.
Ca faisait longtemps qu'il manquait à BlogSpot un moyen d'identifier les gens de l'extérieur. C'est fait depuis peu !

Naya a dit…

A défaut je pouvoir rivaliser, je me laisse bercer à te lire. Un petit chuintement admiratif sort de mes lèvres qu'on peut lire dans toutes les langues mais c'est le mieux que je peux faire.

Chrixcel a dit…

Je te rassure Oken, personne ne se prends pour personnes, mais entre tous ces "anonymes", synonymes", antonymes" et autres "pseudonymes", j'avoue qu'on s'y perd un peu:)

Nicolas > il ne faut pas le prendre comme ça, cela arrive à tout le monde d'avoir des moments de faiblesse...je ne voudrais pas qu'on se méprenne sur mes propos. Oui, tes jeux de mots ne sont pas très bons, et alors, pourquoi ne pas les assumer ? Un peu d'humour, que diable, ce blog n'est pas une association élitiste et fermée. Je suis Chrixcel, et pas Stan, du reste je ne cautionne pas tous les propos des gens qui interviennent ici, liberté d'expression oblige. Merci
Naya > tu t'es entraînée à lire le texte à voix haute ? c'est imbitable !

stan a dit…

Je t'ai mis pour partir ta plus belle veste à frange
Tu n'étais pas bien lourde en ce matin d'hiver
Du onze novembre deux mil onze devenue ange
Mais je n'ai pas voulu de leurs mains étrangères

Je t'ai mis pour partir ta plus belle veste à frange
Ton parfum tes souliers tes talons préférés
Une pierre d'un bleu marine et ce poème orange
Un bouquet d'immortelles et de bruyères séchées

Je t'ai mis pour partir ta plus belle veste à frange
J'ai revu ce matin notre pont des changeurs
Relu nos pages blanches brûlé le bois de boulange
Perdu nos îles enfuies onze heures onze c'est l'heure

Je t'ai mis pour partir ta plus belle veste à frange
A longueur de marée m'échappent tes vers encore
Car j'ai glissé dans ce sable qui t'essange
Ce qui à mes yeux ne sera jamais un corps

Chrixcel a dit…

[...]
La ville un peu partout garde de ton passage
Une ombre de couleur à ses frontons salis
Et quand le jour se lève au Sacré-Coeur pâli
Quand sur le Panthéon comme un équarrissage

Le crépuscule met ses lambeaux écorchés
Quand le vent hurle aux loups dessous le Pont-au-Change
Quand le soleil au Bois roule avec les oranges
Quand la lune s’assied de clocher en clocher

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne [...]

Aragon, hommage à Robert Desnos (extrait)

Marraine a dit…

Quels échanges! ;-)
Quant à ton texte, tu es proche du Jabberwocky, bravo!

Vanessa a dit…

Hum, j'aime me torturer l'esprit ainsi...