mardi 22 juin 2010

MAISON ABANDONNEE A NAMUR
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Namur, dimanche 20 juin 2010, 17h45. J’ai une heure ou deux à tuer avant de prendre le train pour Bruxelles à destination de Paris. Mon amie M-E, qui connaît mon goût immodéré pour l’exploration urbaine, me dépose en voiture devant une étrange maison abandonnée à quelques pas du Casino, face à la Meuse.

La vision de ce portail entrouvert, suintant de rouille, ne me dit rien qui vaille et la sinistre maison barricadée à son entrée semble observer les passants de ses yeux étranges, la végétation luxuriante du jardin semblant peu à peu recouvrir sa façade à l'aspect léprosé.

En dépit de l’aspect général peu engageant, je décide pourtant de parcourir les quelques mètres qui mènent à l’escalier de pierre noir recouvert de lierre. Je fais d’abord le tour. Des sacs pleins d’ordures semblent indiquer que la maison était encore occupée depuis peu…peut-être par des squatteurs ?

La maison semble totalement hermétique, mais c’est vers l’arrière, après avoir passé une porte-fenêtre surmontée d’un petit abri vitré en fer forgé et passé quelques ronces, que j’aperçois des vitres cassées offrant une vue peu ragoutante sur une cuvette de WC remplie d’immondices. L’endroit est sombre et sale et, peu rassurée, je commence à me dire que je ferais mieux de me carapater…

Je regagne donc la terrasse côté sud. La véranda en fer forgé accolée à gauche de la maison attire tout particulièrement mon attention. Le silence pesant, ajouté au ciel blafard et au froid, n’invite pas à s’attarder…c’est au moment où je décide de filer que je vois une chaise, que je n’avais pas vue au premier abord, cachée par la végétation. Je grimpe sur la chaise, la fenêtre est ouverte…mon cœur commence à battre un peu plus fort : j’y vais ? j’y vais pas ? La curiosité prend le pas sur le malaise et l'appréhension. Je tapote avec mes ongles la vitre pour voir s’il y a quelqu’un. Pas de réponse. J’entre dans la baraque.

Le plafond et ses moulures s’écaillent, mais la partie la plus belle reste la véranda, avec son carrelage ancien et sa structure en fer forgé. Sur cette photo, on dirait que de grands crucifix rouillés structurent l'ossature.

Quelques tags, des pochoirs aux visages grimaçants témoignent certainement du squat et des fêtes clandestines organisées par des ados en mal de sensations fortes, faisant écho à ce masque blanc fantômatique suspendu au dernier étage, à peine éclairé par la lumière des combles.

Pochoirs de pochtrons...

Au bas de l’escalier en bois qui conduit aux trois étages, la présence d'un monte-escalier trahit l’état de l’occupant précédent, sans doute une personne invalide et âgée au vue de l'ancienneté des tapisseries. L’atmosphère dans cette maison est assez pesante, voire étouffante.

En réalité, l'endroit est beaucoup plus sombre.

Au rez-de-chaussée, la maison est plongée dans une quasi-obscurité, certaines pièces baignant dans le noir le plus total. Je n'ose pas m'y aventurer, laissant avec frustration derrière moi quelques portes closes. Au cours de ma visite, je marche très lentement et respire à fond de pièce en pièce, guettant le moindre bruit comme pour ne pas réveiller d'hypothétiques entités invisibles.

Des plantes parasites, toiles d'araignées, cadavres de bouteilles vides, tas de déchets, boîtes de conserve rouillées, morceaux de miroirs brisés, quelques vestiges de papier et de tissus souillés constituent le décor apocalyptique et désolant d'une demeure dont la pestilence a remplacé toute trace d'humanité.

Ma seule rencontre avec un être vivant restera celle de ce chaton poussiéreux découvert au grenier, dont le regard triste m’a serré le cœur.

Au fil de mes explorations, je me demande toujours ce qui peut justifier l’abandon d’aussi belles demeures. Dans ce quartier résidentiel d’une des plus belles villes wallonnes, cela paraît incroyable. Je ne peux m’empêcher de penser que seul un drame peut expliquer le fait que la maison n’est pas à vendre et que personne ne semble s’en soucier. En effet, aucun panneau n’indique qu’il s’agit d’une propriété privée, pas de trace explicite non plus d’interdiction d’entrer ou d'avis de chantier…Fantasme ou réalité ? La porte d’entrée de la maison a des yeux…comme celle d'Amytiville. Les planches qui la musèlent continueront sans doute de préserver ses secrets pour longtemps...à moins que quelqu'un qui passe par là ne lève le voile...l'appel est lancé !

lundi 31 mai 2010

LE PAPE DES POUPEES

Trop de choses à gérer en parallèle de ce blog font que ce dernier tourne au ralenti ! L’occasion pour moi de refaire surface ici se présente puisqu’avec la sortie officielle du livre de Gérard Lavalette aka Le Piéton de Charonne et le vernissage de son exposition ce soir à la Mairie du 11°, il m’est permis de publier un avant-goût de ce que renferme l’ouvrage. Au programme, des photos du fameux Piéton du 11ème, assortis de textes pour les légender. Je remercie par là-même celui que j’appelle « Géhel » de m’avoir proposé de poser une pierre à son édifice, fruit d'années de déambulations et rencontres parisiennes inspirées. Voici le texte écrit pour lui en illustration d’une photo qui m’a profondément intriguée…je suis passée devant cette boutique il y a peu - avenue Parmentier - elle était fermée, mais j’espère bien papoter un peu un jour avec Henry Launay pour voir si mes « intuitions textuelles » à propos de ce personnage hors du temps ont été les bonnes. Une autre photo de Gérard ici.

Le montant de la vente de livre sera intégralement versé à l’association «La photothèque des jeunes parisiens – Parimagine ». D'autres auteurs ont contribué à accompagner les photos de Gérard, je vous invite à aller les découvrir...

Au milieu de ses ouailles rustiques et démantibulées, le Pape des Poupées semble veiller sur elles comme sur ses propres chérubins : dans son cabinet de curiosités, il fait de la chirurgie plastique…Peut-il aussi réparer un cœur brisé ? Lui suffit-il d’un coup de tournevis pour lui rendre sa vertu ? J’aime à croire que sa mécanique fait palpiter l’âme de ces clones miniaturisés, tant de fois rêvés par les petites filles, aussi sûrement que leurs faces burlesques renferment les visions d’horreur d'un lieu imaginaire peuplé de fantômes. Dans cet enchevêtrement de membres nus, des têtes de guingois empilées sur les étagères fixent de leur œil de plexiglas le comptoir de la boutique. Elles appartiennent à des mannequins de résine victimes de la mode d’une époque ; russes, elles s’imbriquent les unes aux autres comme les pièces d’un puzzle : le corps de l’humain et ses facettes ; vaudous, leur peau factice est piquée pour épingler à petit feu leurs doubles vivants.
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Toute cette bimbeloterie s’expose en pièces éparses, reliques emplies des mots d’un passé mystérieux qui, sous la houlette de l’artisan rompu à leurs rouages, continuent de vivre à travers tous les âges. Absorbées dans une espèce de mutisme obstiné. Elles me font penser à des poulpes lisses, dont le pouls se grefferait sur celui du môme qui les serre contre son cœur. Ce même môme, devenu adulte, se souviendrait peut-être des soins et de l’affection qu’il a porté à ses doudous devenus chair et sang sous les traits de ses propres enfants. Tantôt objets déco, tantôt objets d'égo, ces jouets immémoriaux évoquent à la fois la cave et le vieux parfum, le tissu mité et le bois qui craque, les secrets de famille et les bris de porcelaine, imprégnant l’étrange officine d’une poudre au goût d’éternité.
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mardi 6 avril 2010

THE SLIPPER SLEEPER
(La dormeuse aux chaussons)

Ce texte s’adresse particulièrement aux lecteurs qui ont des notions d’anglais. Certains mots d’une langue à l’autre peuvent être (plus ou moins) homophones, sans pour autant signifier la même chose. Ce texte est farci de double-sens, avec un champ lexical axé sur la charcuterie qui n’échappera pas aux couteaux les plus aiguisés.
°°°

Six heures du matin, je sors d’un pub londonien bondé. Je suis un peu sous low après avoir vidé mon bag en toc dans un bock en tags. Je cherche le nom de la rue, en plein lack des signes sous la pluie qui sème des flacks en série. Perdue et titubante, je trébuche sur un nid de pools et tombe dans une trap. Sur le point de me hisser hors du true, je vois une main de caoutchouc tendue vers moi et accepte laid. Mais me voilà nez-à-nez avec un éboueur couvert de boo, nettoyeur en glaise à la face aussi grease que Jack le Ripeur. En état de choke, je commence à faire un bad tripes. Et si ce gars-là était un cooper de têtes ? Un éventreur pervers made in en glandes ? Ca devient show bouillant. La panique me get, aussi je m’exhorte intérieurement au flegme (so british). D’abord, je repair un panneau susceptible de m’indiquer une artère correcte…ah wee-wee, j’en vois un noté « Highgate »…si la flesh est bone, c’est que le bon corps y dort. Je commence à courir, mais mon sale ami me poursuit ! Je file (bien évidemment à l’anglaise) tout en pleurant des saucissons à l’eye et, pour ajouter à mon vague à l’ham, mon sac qui s’est hoover dans ma course laisse échapper des liasses de biftons cornés de bifs sur le mack à dames qui me court appraise ! Je nose pas faire demi-tour pour les ramasser, flairant le danger d’un contretemps. A ce train là, si je perds tout par morceaux il ne me restera pas un seul petty bout d’chair qui ne me serve là au point de ressembler à une squelettique belle fée gore. Gémissante sous le flow de mes larmes, je ne vaux pas mieux que Couine Mum…c’est sûr ça casse le meat ! Avec Jack le Ripeur à mes trousers, il ne me reste plus beaucoup d’alternatives avant de trépasser au peak à glass ou sous une lame du steel tranchant ! J’ai désespérément besoin dead, mais à setter indue il n’y a pas un chat. Soudain, sur la place d’une église, j’aperçois un monticule de charentaises multicolores ! J’y plonge et m’y love en des-pair(es) de cause puisque je suis déjà dans les shoes… et ça marche de jouer à cash-cash avec un décor qui leurre : c’est la lumière du soleil au zénith qui me prend en flagrant daily de sommeil, alliée à la toccata provenant de l’église, qui passe dans mes organs auriculaires comme Bach à la mess. Un œil à droite, un œil à gauche, la root est libre et je peux tranquillement rejoindre l’home de ma vie.
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(MINI GLOSSAIRE ANGLAIS : appraise = évaluer, bad trip = intoxication, bag = sac, bone = os, boo = huée, butcher = boucher, chap = gars, choke = étrangler, come back = retour, cooper = tonnelier, corned beef = bœuf salé ; corridor = couloir, daily = journalier, dead = mort, despair = désespoir, England = Grande Bretagne, eye = œil, flack = attaque, flesh = chair, flow = écoulement, get = posséder, glass = verre, grease = graisse, ham = jambon, Highgate = cimetière à Londres, home = maison, hoover = aspirateur, killer = tueur, lack = manque, laid = couché, love = amour, low = faible, mack = coucher avec qq, meat = viande, mess = désordre, nose = nez, organ = orgue, peak = pic, petty = insignifiant, pool = lac, Queen Mum = la Reine d’Angleterre, repair = réparer, root = racine, setter = chien d’arrêt anglais, shoes = chaussures, show = spectacle, steel = acier, trap = piège, trousers = pantalon, true = véritable, wee-wee = pipi). En FRANCAIS, ripeur = éboueur.

Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir utiliser comme visuel pour illustrer ce texte…et je tombe en arrêt devant une vitrine en passant dans la galerie Montpensier. Si cette installation m’a fait rire, me replongeant soudainement dans une partie de Cluedo où le Colonel Moutarde trucide Melle Rose avec la clé anglaise dans la véranda, elle en a rebuté certains qui ont trouvé l’idée tantôt horrible, tantôt cocasse… « Ah, on ne sait plus quoi faire de nos cadavres de nos jours », s’est esclaffé l’un d’eux. « Chatouille-lui les pieds pour voir si ça bouge », a dit un autre. L’artiste, Kirke Kangro, est une jeune estonienne qui m’explique dans un anglais teinté de slave qu’elle s’est attachée à retranscrire les sentiments paradoxaux évoqués par le titre «Home and Uncanny». « Home » pour le côté familier et sécurisant de la paire de chaussons, « Uncanny » pour son côté bizarre lorsque cette paire de chaussons apparaît dans un contexte déshumanisé, décontextualisé. C’est un peu le sentiment qu’on éprouve lorsqu’on explore les friches ou les maisons abandonnées, dans lesquels on trouve des objets ayant appartenu, ayant été portés, par des inconnus.

J'ai désaturé la photo que j'ai prise de l'installation de Kirke Kangro
"Home & Uncanny", jusqu'au 28 avril 2010, dans le cadre du concours Palais-Royal Openair
@ Peter's friends, 25 galerie Montpensier - Paris 1er
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"Uncanny", c’est la fameuse « inquiétante étrangeté », le Unheimlich décrit par Freud. Cela me rappelle justement une photo que j’avais prise dans les combles d’un sanatorium abandonné, d’où se dégage une impression de malaise :

Petite Cendrillon, 5 sept. 2009
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Le chaos de la pile de charentaises recouvrant un mannequin dont on ignore s’il représente un cadavre dissimulé ou une personne endormie, le tout accentué par l’ambiguïté même de sa position allongée est frappant. De même, cette sandalette et ces quelques épingles à linge dans un grenier racontent une histoire, charge à notre imagination de nous la raconter.

mercredi 3 mars 2010

REFLEXIONS FAITES & CARRES D'HONNEUR

Depuis que je parcours les friches, mon regard s’est transformé, au point de scruter partout lumière et matières. Une goutte d’eau, un mur lézardé, une poignée rouillée ou un sol moussu peuvent en un clic se transformer en sujets poétiques, et les photographes sont nombreux à traquer ces détails qui rendent les textures si intéressantes. Cela fait un petit moment déjà que mon oeil se porte sur les reflets, et plus particulièrement les flaques. Ce n’est peut-être pas très original ; d’autres en font déjà depuis longtemps leur sujet de prédilection. Notamment, je vous conseille de visiter le site de Robin Soulier, expert es reflets aqueux…Pour ma part, je vous propose une série de 10 photos de reflets au format carré…certaines y incluent des peintures. Pour moi, ces photos sont une mise en abîme d’œuvres offertes, ou bien une réalité noyée dans un ailleurs fait de morceaux d’objets disparates, composants eux-mêmes d’une photo-peinture.

1. Les "Aquarelles"

Eclaircie



Coques de mousse

Salle des pas perdus

Bleu amiante

Ciel chargé
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2. Les "Graffs"

SNIL (LF)

16T CREW
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Puisqu’on parle de format carré : actuellement à Confluences, j’expose une photo dans le cadre du solo show de RERO à Confluences (Maison des Arts Urbains) - 190 bd de Charonne 75020 PARIS jusqu'au 3 AVRIL 2010. Cette photo est un témoignage d'une session au cours de laquelle un sympathique groupe de airsoftballers a accepté de prendre la pose devant le lettrage de l'artiste...la négation de l'image est au centre du travail de RERO : son site ici avec d'autres photos !

Et toujours au format carré (décidément cette figure me poursuit !), sortie du livre de SEIZE HAPPYWALLMAKER chez Opus Délits …ma photo reflet de son graff (voir ci-dessous) a été sélectionnée par Critères pour l'édition de cartes postales promotionnelles distribuées gratuitement, et si vous trainez en librairie street art à compter du 17 mars, vous pourrez y lire en préface un poème écrit tout spécialement pour SEIZE. Ce tome 8 est signé Patrick Le Fur (format 15 x15 cm, 60 pages) et vous pouvez également l'acquérir en ligne.

A voir également : l’album REFLETS chez Oeildetat.

lundi 8 février 2010

DES RIMES AU ROA-YAUME DES ANIMAUX
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Tout le monde sait plus ou moins ce qu’est une rime : une rime est dite riche lorsque la répétition porte sur trois phonèmes ou plus. Ici les rimes sont plus que riches (milliardaires donc ?) car elles portent sur la totalité des phonèmes de chaque mot final. Ce billet aura pour thème les animaux. J’en profite pour vous inviter à aller voir de plus près le travail de ROA, bien connu pour ses «animonochromes » peints à la bombe dans les friches ou dans les rues des villes (en exposition solo pour la première fois à Paris à la galerie Itinerrances dans le 13° jusqu’au 28 février). Je publierai d’autres de ces aphorismes/poèmes avec d’autres animaux sur ce blog mais j’ai opté pour ceux qui me semblent coller le mieux avec les oeuvres.

Mieux vaut en poser un que d’avoir sa peau : le lapin
Si tu te fais carotte tu te demanderas qui l’a peint…
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Sa lenteur légendaire affaiblit sa carapace : la tortue
Sait bien mieux que tout le monde à quel point ce tort tue,
Tout oiseau naît poussin avant d’être un caneton
On n’est pas tous des flèches et pour autant, cane-t-on ?



De corsaires en chaloupes, de corsets en baleines,
Quand la mariée est basse on voit bien qui bat l’aine !
Pas besoin de pied de biche à faire le marcassin
L’époux est à fond de cale pour dépôt de marques à seins…
Il a plus d’appétit dit-on qu’un barracuda
Tirant à bout le bras qu’à sa barre accouda
Sa chère et tendre amie qui comme le cachalot,
S’échoue lascivement, et puis se cache à l’eau
De ses larmes émues, ses cheveux calamar
A ses pieds se déploient, à l’escale, amarrent
Au plumard les courbes de son soyeux corps beau
La nuit tombant le phare au cri d’un noir corbeau.
>>>


Dans leur habit noir de soutane, les scarabées
Agitaient leurs sinistres pattes, et ces lascars abbés
Avec leurs avides mandibules de coléoptères
Pour du papier mâché à décoller optèrent...
A suivre...

jeudi 24 décembre 2009

COMPTE DE NOEL

Et voilà encore un texte bien barré…en ce moment on parle « sapin », moi j’opte pour le lapin et les allitérations en « l » et « p ». Quelques contrepets pour agrémenter la sauce, et voilà un plat de Noël à déguster sans mots d’aération…Je l’illustrerai par un montage fait à partir de photos des lapins peints de Zwy, un graffeur adepte de cuniculture que nous connaissons bien au PGC pour l’avoir interviewé en tout premier ! Pour l’anecdote, Fra Lippo Lippi est un peintre toscan de la Renaissance qui a réellement existé. Moine de son état, sa vie dissolue lui a valu des soucis avec les autorités ecclésiastiques...


Il était un laps, une espèce de lapin lapon pullulait sous les pylônes de la colline du Popocatépetl. L'un des loulous lapait un lopin du lupus lippu d'un impala. L’appât pourri de la peau lapis de l'impala se léprosa, et empala le pelé. Youp là ! L’angora à l’agonie eut beau palpiter sous pilule et pili pili, ça ne fit pas un pli : pilonné par le palu, il clabota. Son pelage fut salopé par un panel de lépidoptères malpolis qui s’imbibèrent de ses lipides. Il n'y eut point de mélopée mais la plupart des autres lopettes à poils pilèrent devant le spectacle interlope : on eut dit que Pénélope avait scalpé son époux ! Il ne restait plus rien de la pelure d’Ulysse, autrement dit « la pelisse », du lapereau ainsi épilé...plus rien à peinturlurer pour la postérité, et nul clampin pour l’illustrer ! Seul Lippo Lippi l'eut pu, mais le rapin s’étant fait porter pâle éludait le people. L’épaule à plat et plié par les polypes, il refoulait ses papules sur le palier de sa villa de Paimpol. Pour chasser son spleen, il ne loupait pas un seul opus oulipien et allait parallèlement au lupanar lutiner une poule du Péloponnèse appelée « La Callas » qu’il pelotait souplement, et dont l’appeau valait bien l’impôt, la pelle et même le râteau…il dilapidait son lutin plein pot en opales et falbalas pour ne pas se palucher la pine ! Entre les croûtes de poulpes et les prouts de couples, il s’empâtait en pulpes de palabres en palpant moult palourdes…Le parfait lapin parlait pas fin ! Car ce cher Lippo Lippi avait de l’hippo les kilos et de l’hippie pattes d’ef…oh !


BON REVEILLON & JOYEUX NOEL

mardi 8 décembre 2009

IDYLLE DE RAME QUI TOURNE AU DRAME

Je suis depuis longtemps abonnée à la lettre de l’Oulipo. Parfois je m’inspire de ces délires épistolaires humoristiques. Voici ce que l’un des contributeurs, Jacques Theillaud, écrit à propos d’un ex-amateur de pièces jaunes :

« Ce soir, "Grand Journal" de Canal+, David Douillet, interrogé sur le pouvoir d'un mandat de député : "Ben, tu peux avoir tous les mandats imagiNAUX..."...vachement capO de s'exprimer, le député champion de JudABLE !...au poteau et à l'eau potable, j'hésite entre mon Porto et mon portable, un vrai faux et une vraie fable, une auto et un notable, un râteau inratable, un bateau imbattable, un idiot ni diable, un Queneau incunable..."

Tout ça bien sûr m’a donné des idées…où comment sous la langue d’un judoka jactant du charabia on arrive à de telles «extrémités» ! :

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Tous les usagers du métro
Sont à l’état de sièges métrables
Sur des strapontins quantifiables,
Les trains qui rament pas quand y faut

Y a d’quoi péter des câbles déco…
Couloirs d’un glamour détestable
De misérables demi-zéros
Sur des grosses pubs et des textos !

Au vu d’affiches inaltérables
Sous les slogans t’inhales tes rots
Plein de bouquins dans ton cartable
De quoi passer le temps in quarto…

Sous ce roulis imperturbable,
La bousculade d’un pair turbo :
Pressé par un minot minable,
Il écrase ton soulier d’émaux.

Son grand sourire très aimable
T’as bien tapé sur le capot :
Tu lui demandes s’il est capable
De te lâcher son numéro !

Un laps de temps innumérable…
Il te rétorque sans défaut
Qu’il préfère à jacter des fables,
(Quitte à susciter un brûlot)

Rester cet homme imbrulable
Qui ne s’enflamme pas de sitôt...
Pas d’aventure qui ne soit citable
Au palmarès de ce macho.
Tu te croyais pas si mâchable

Pourtant il faut dire l'innommable
Que t’as bloqué sur un homo !

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Au passage, ma participation au blog « De l’eau pour Sol en Si » à l’invitation de La fille du Consul.

Un nouveau mail art pour Anbleizdu fan de champis :
Au rythme où tourne ce blog, je vous dis à l'année prochaine !;)

mardi 20 octobre 2009

C'ETAIT IL Y A 155 ANS

Hier, 20 octobre, c’était le jour anniversaire de la naissance de Rimbaud (né en 1854)…j’ai loupé le coche, et me voilà donc au pied du mur. Je publie donc ce billet à la date d’hier et remercie Gérard Lavalette (aka Le Piéton de Charonne) pour l’envoi de ses photos de portraits muraux glanés au fil de ses balades. En prime, quelques autres photos de ma collection, et surtout du portrait que Dja’louz a peint sur le mur de mon salon.


Montage avec les archives de Gérard Lavalette





Quoi de plus adapté qu’un mur pour apposer sa tête d’ange ? Ernest Pignon-Ernest a été l'un des premiers à coller des portraits de l"homme aux semelles de vent" dans les grandes villes à la toute fin des années 80. Il subsiste une fresque à Belfort, malheureusement très vieille et qui mériterait une restauration.



E. P.-Ernest à Belfort (detail)


D'autres artistes continuent de poser régulièrement son effigie urbaine, notamment Zilda à Rennes, NiceArt et Pedro à Paris...


Rimbaud & Iggy Pop - Nice Art, Paris 4°


Pedro - devant la Fondation Cartier, Paris 14°


Nice Art, Paris 4°

Il existe également un appel à art postal sur le thème de Rimbaud en ce moment, à l'initiative de Bérangère Delli.


Voici ce que le poète dit de ce mot « mur », synonyme à la fois de silence, de rempart, de séparation et d’incompréhension…Mais paradoxalement lieu de communication, d’expression et de liberté, comme le suggère si bien le langage des plateformes web, où l’on peut écrire sur un « wall ". Pour Rimbaud, le mur renvoie tantôt à un ciel tonitruant qu’il tend à pourfendre, tantôt à une paroi glauque et pleine d’aspérités, le réceptacle suintant de la maladie et de la difformité…

Dans le Bateau ivre, le poète est « Libre, fumant, monté de brumes violettes, [troue] le ciel rougeoyant comme un mur ». Dans Les Assis, les vieillards à la messe ont « Le sinciput plaqué de hargnosités vagues/ Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ; (…) « cognant leurs têtes chauves/ Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors ». Dans Jeune Ménage, « Dehors le mur est plein d'aristoloches où vibrent les gencives des lutins » [NDLR : les aristoloches sont des plantes toxiques et cancérigènes]. Et dans Les Veilleurs, « sur les pans de mur où le vent froid se joue/ Où subsistent parfois des lambeaux de papier », il clame « Ah ! c’en est trop, croulez murailles et parvis ! ».


Palaiseau

Pour Rimbaud la liberté passe notamment par l’abattage des murs…tandis que moi, j'ai fixé son image sur le mur lisse et blanc de mon quotidien. C’est ma façon de matérialiser la place qu’Arthur a toujours eue dans ma vie, dans mes pensées...le lire et le relire est à chaque fois une découverte. Au passage, Le "Magazine Littéraire" du mois de septembre dernier (n°489) y consacre un dossier auquel les exégètes rimbaldiens les plus calés en la matière ont collaboré. Chaque année un festival rend hommage à Rimbaud à Charleville autour d’un thème lié à sa poésie : cette année c’est l’errance. Ses oeuvres sont au programme actuel de l’agrégation externes de lettres modernes et classiques, entrainant et de nombreuses parutions d’essais et d’actes de colloques.


Les Frigos - Paris 13°

Bref, Arthur n’a pas fini de faire parler de lui, pour mon plus grand bonheur...et ce n'est pas fini;-) ! Puisqu’on parle de mur, j’en profite pour signaler l’ouverture d’un nouveau blog porté par le PGC, le MUR d’Oberkampf, en lien avec l’Association le MUR.

vendredi 11 septembre 2009

Il était très exactement 11h lorsque je me suis souvenue que je n'avais rien publié depuis longtemps sur ce blog, que nous étions le 11 septembre et qu'un projet de billet sur ce chiffre qui m'obsède dort dans un dossier de mon PC depuis un bail. Il n'est que grand temps de le ressortir...
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LE ONZE, C'EST LA ZONE !
Le phénomène 11:11 : l’heure de l’apocalypse ?

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En guise de préambule, je ne résiste pas à l’envie de vous donner en pâture un palindrome de mon cru pour illustrer avec des mots le chiffre-objet de ce (très) long billet. Il faut être indulgent avec tout auteur de palindrome : pour moi la performance réside dans le seul fait de produire un texte qui puisse se lire à l'envers, quant au sens il est si énigmatique qu'il prête à toutes les interprétations ! Dans ce palindrome bilingue anglais, observez la triple pirouette dans la séquence "eleve nez no": eleven = onze, ezon / onze, noze (nose) = nez !

Le un n'a nul élève nez, no lune, no name. Dix is a true monster : rasés à ses arrêts, on meurt à six...Idem an one, nul onze ne vêle l'un annuel.
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Ceux qui suivent ce blog ont remarqué que je faisais souvent état d'un phénomène étrange : je m'arrête régulièrement sur la séquence 1111 (affichage montres, ordinateur, tableau de bord de voiture, téléphone, etc.). J'ignorais alors en tapant 11:11 dans Google que d'autres "eleveners" avant moi ont déjà vécu "l'expérience" et en témoignent sur des sites traitant plus ou moins de numérologie, tiraillés entre un mysticisme positif et des théories de fin du monde. Bref, il semble bien en effet que ce chiffre intrigue des milliers de personnes et soit source de nombreuses coïncidences, interrogations et réactions toutes plus abracadabrantes les unes que les autres.

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I. Observons donc le chiffre 11 sous son aspect physique / visuel

Il s'agit d'un chiffre palindromique, comme faisant retour sur lui-même : le chiffre romain qui s'écrit II (2) renvoie à 1 car 2:2 = 1. Les lettres M, W, N, (coupe par le milieu), I majuscules et l minuscule contiennent un ou plusieurs 1 avec 2 graphies possibles. En effet, selon les usages le 1 n’aura pas la même graphie, les anglo-saxons n’utilisant pas le retour en haut comme nous et écrivant donc I. Le mot anglais "eleven" peut être un mix phonique de "hell" / heaveN ? (onze = enfer / paradis, chacun se terminant d’ailleurs par 11 avec le double ll et le N). On-ze contient presque le mot "one" en anglais qui peut à la fois signifier "un" et "être", ce qui peut évoquer le pronom "on". Magie et concordance des langues..."onze" en allemand se dit "elf". De là faire le lien avec l'essence "elfique", il n'y a qu'un pas ! Car cette essence nous est vitale, presque, dans le monde d'aujourd'hui : il suffit que le prix de l'huile augmente ou qu'elle disparaisse et c'est la...Z-O-N-E ! N'y a-t-il pas d'ailleurs une "affaire ELF" ?


II. L'aspect "expressif"

- un "bouillon d'onze heures" est un poison (11h du soir est supposée être l'heure du crime).
- la "dame d'onze heures" est une plante toxique (11h du matin est l’heure de sa floraison).
- les "ouvriers de la onzième heure" sont une allusion à la parabole de la Bible sur le principe de l'égalité : ceux qui arrivent au dernier moment, quand le travail est presque terminé, sont quand même payés au même salaire.
- le proverbe "onze mois ont tôt mangé un mois de senaison" : découvert au hasard sur Wikipedia et...inconnu au bataillon ! Impossible de savoir ce que signifie cette phrase, un avis est lancé !
- "le train de 11h ", façon plaisante et ancienne de nommer la marche à pied, les deux barres du 11 figurant les deux jambes.
- le "onze", métaphore pour désigner une équipe de football.
- en anglais l'expression "the eleventh hour" signifie le dernier moment pour agir en cas de danger ou d'urgence.


PETIT EXERCICE AMUSANT : Que peut-on écrire avec des 1 ? : Ill et Will, Mill (malade/fou et volonté, moulin en anglais). Petit clin d’œil : la WII c’est deux 1 à l’envers et deux 1, soit 1111 ;-) il y en a sûrement plein d’autres…

III. L'aspect "media"

Il est fort probable que les cinéastes contemporains, conscients ou non de l'impact du phénomène 1111 dans l'esprit collectif, aient eu l'envie de l'exploiter. Le thriller 11:11, le mal a un nouveau numéro (M. Bafaro, 2004) en est l'exemple le plus flagrant. La Dame d'onze heures, (J. Devaivre, 1947) relate une histoire de meurtres, idem pour Le 11ème commandement (P. Leder, 1974); Riot in Cell Block 11 (D. Siegel, 1954) relate une révolte sanglante dans une prison. Ocean's Eleven (S. Soderbergh) met en scène les exactions d'une équipe de 11 malfrats, et les Onze individuels de Ghost in the Shell sont un groupe de terroristes qui prennent en otage les employés d'une ambassade.

Il suffit de taper dans le moteur de recherche d'un magasin de médias en ligne le chiffre ou les lettres et vous tomberez sur une multitude de titres dont le chiffre "11" est le titre (cf. album de Bryan Adams), le plus probant étant un album CD intitulé 11:11 de Maria Taylor. Citons également Cent onze haiku, par Matsuo Bashô, Onze Minutes (P. Coehlo), Onze jours, (D. Harstad), ou Onze heures à vivre (P. Simons & N. Mège).


IV. L'aspect historique

L'épisode des 11.000 vierges martyres du Moyen-âge reste légendaire (cf. Les Onze mille verges, titre parodique de Guillaume Apollinaire). La date du 11 septembre 2001 a donné lieu à des interprétations délirantes : car si les Twin Towers formaient côte à côte le chiffre 11, elles comportaient chacune 110 étages ; notez également la présence des WW (double-you…Bush ?), quatre 1 à l’envers dans le nom des tours...aux-Etats-Unis, le 911, (nine-nine-one, soit 09/11) est le numéro des urgences à NYC, dont le code postal est 10001; l'Etat de New York est le n° 11; le premier avion à s'écraser contre le WTC 1 était le vol n° 11 d'American Airlines; enfin, à la date du 11 septembre, il reste 111 jours jusqu'à la fin de l'année ! Pour couronner le tout, autre coïncidence, la Première Guerre Mondiale a pris fin à 11 heures le 11e jour du 11e mois de l'année 1918. Le 11 novembre 1989 tombe le mur de Berlin. Louis XI, seul monarque français ayant ce rang pour nom, a été décrit par ses biographes comme un roi fourbe et peu apprécié pendant près de 22 ans de règne, surnommé "l'universelle araigne", créature sournoise qui attend sa proie dans l'ombre.



V. L'aspect folklore

Le Carnaval Rhénan (Rheinischer Karneval) fonde tous ses rituels autour de ce nombre. Ainsi, il débute le 11 novembre à 11h11. Il existe plusieurs théories sur l’origine de cette date; 11 est le chiffre considéré depuis le Moyen-Age comme le chiffre des fous ("närrische Zahl") parce que c’est un de plus que les 10 commandements, que l'on transgresse donc, et un de moins que les 12 apôtres. Encore actuellement, le comité du carnaval est composé de 11 fous (Elferrat = conseil des 11). Pour mémoire, la région rhénane subit d’abord l’occupation française avec les troupes révolutionnaires et plus tard Napoléon, puis l’occupation prussienne. Les trois lettres "ELF" en allemand rappellent le principe de la Révolution : égalité, liberté, fraternité. Il s’agissait donc de se défouler en se moquant des occupants français.


(Source : Wikipedia et site de l'Académie de Versailles)


Quoi qu’il en soit, les Onze apôtres, c’est ceux qui restèrent après la trahison de Judas pour décider de son remplaçant.

VI. L'aspect mystique

Les sites qui s’interrogent sur le "1111 phenomenon" sont tout de même à prendre avec beaucoup de pincettes, car les propos qui y sont développés sont assez "illuminés" ! Chacun peut en effet facilement vivre "l'expérience". Il est possible que notre subconscient nous amène à faire une fixation dessus parce que visuellement c'est plus facile; ce sont 4 barres verticales (affichage digital) qui créent un effet visuel certain, et qui peuvent rappeler beaucoup de choses que nous utilisons ou voyons dans la vie courante. L'imagination humaine en quête de spiritualité, dans un monde où tout va trop vite, reste interloquée le temps de l'observation. De là à considérer que parce que l'on vit ce phénomène on est en quelque sorte un élu, apte à recevoir des signes que le commun des mortels ne perçoit pas, il y a un monde. Le hasard frappe parfois plusieurs fois au même endroit...ce "phénomène" est finalement assez courant et donc plus ordinaire qu’ordinal. Alors, pourquoi est-ce devenu un sujet de supputations délirantes à travers le monde entier ? Sans doute le bouche à oreilles. Certes, pour ma part je n'en n'avais pas entendu parler avant de le constater. Certes, il y a une part de mystère qui trouve peut-être son explication dans les méandres des parties de notre cerveau inexploré. Et si ce n'était qu'une hallucination collective de plus ?

VII. L'aspect numérologique

- Dans les tarots, l’Arcane n° 11 est la Force.
- Dans Harry Potter, il faut avoir 11 ans passés au 1er septembre pour entrer à Poudlard. La baguette de Harry mesure 11 pouces, dans la VO...
- Voici le témoignage d’un étudiant algérien interviewé juste après une attaque kamikaze le 11 juillet 2007 devant une caserne (article en ligne de Rue89) :


"Le bus flambait. Il y avait des corps déchiquetés et des visages en sang partout. Autour, tout était soufflé (...). Je me suis dit que nous étions le 11 décembre et qu'Al-Qaeda avait frappé. Comme le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, le 11 avril 2007 à Alger. C'est le 11 de la terreur qui est de retour."


En numérologie, et surtout dans la tradition ésotérique, il est le symbole de la transgression, de la rébellion et de la violence. Pour ce fait, il représente l'"armoirie du péché" selon Saint Augustin. Le psaume 11 - numérotation du Vulgate - demande effectivement le châtiment des méchants. La somme des nombres 1 à 11 est de 66, qui multiplie onze par le nombre symbole du mal, le diabolique 6. Les Hébreux le considérant comme de mauvais augure, il n'existerait pas de nom composé de onze lettres en hébreu. Nombre de la connaissance de Dieu selon les arabes, qui passerait par 11 étapes. De là à en déduire que des commanditaires des attentats-suicides d’Al-Qaeda choisissent délibérément le 11 pour agir et tuer, il n’y a qu’un pas…et il faut avouer que lorsque le « Mossad est à la fête » pendant ce temps-là, on peut y voir un certain humour noir…
Dans le code des Etats-Unis, la section « Murder » (Titre 18, part I, Chapitre 51) est la n° 1111.
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CONCLUSION : j'ai hâte de voir ce qu'il va se passer le 11 novembre 2011 à 11 heures 11 minutes et 11 secondes...