Le langage ayant une forte connotation émotive, il peut également se présenter dans les rêves sous forme de message codé. Il m’est arrivé de raconter un jour à une amie que j’avais rêvé d’un chien qui « tirait sur sa laisse ». Je n’avais pas fait tout de suite le rapprochement cocasse qu’elle a alors décrypté pour moi : à l’époque je travaillais avec quelqu'un qui portait le patronyme de « Sallès ». En fait mon inconscient me suggérait de « tirer sur Sallès ! ». Etrange non ? En tout cas j’ignore si mon propre maniement du langage révèle une névrose obsessionnelle chez moi (sûrement !) mais qu’est-ce que je m’âme-use! Et pour le prouver, voici un poème en langage volatil et quelques photos prises le week-end dernier à Belleville (Place Fréhel)...où l'on s'aperçoit que la poésie a droit de cité ou droit de citation le temps d'un mur-mur...et que les mots n'ont pas fini de faire parler d'eux !
Tu l'avais athée, saint des pots à fromage : un tas
De mots roses tatoués à son brie, doux points rougis
Deux moroses tas : tout est assombri d'où point roux gît
Tétins dissipant d'or en jets, mettant dans la tombola
Têtes, indices y pendent orangés, m'étendant là tombe, ola !
Décor noir, si race en blanc, des boutons violets pars
Des corps noircis, rassemblant des bouts : ton viol épars
Sans haine décrue, mais dis au creux : t'étais seule à savoir
Cent aines d'écru médiocre tétaient, se lassent à voir
Mes jaunisses et ces violets, ô laids ! qui tant portèrent
Mais j'honnissais ces vies olé olé qui t'emportèrent,
Grisant des chrysanthèmes, mandée vers des terres
Grises en des crises en thèmes en des verres d'éther
Caniveau et gale, de cette détresse c'est cool la vendetta, morbleu !
Qu'à niveau égal deux sets de tresses s'écoulent, la vendaient ta mort bleue...



