mercredi 21 juin 2006

Merci à Moukmouk pour son idée lumineuse :)

Ses jeux de mots ornithologiques ne pouvaient que m’enchanter !

Voici donc ma contribution à son coucours d'oiseaux improbables

Le panaris jaune

A Paname ou Paris mon appât n’a pas ri
A Paris ou Paname mon rire n’a pas d’âme

Ton macadam a pourri et mon ongle s’enflamme
Sur ton bitume noir je reprends les paris

Car un canari jaune a poussé sur mon pouce
C’est une canne à pus et j’ai le doigt qui mousse !

Paris j’ai pour toi l’infection d’un ami
Je ris jaune panaris car ce jus qui m’a pris

A l’effet du napalm et la couleur du riz
Amidon de l’effroi, ami dont je pâtis

De mal en pis, de mal en pas, de mal en pus,
Mal m’en a pris, mon doigt pané a disparu

A Paname ou Paris mon appât n’a pas d’âme
A Paris ou Paname ô que mon pus se pâme !

mercredi 31 mai 2006

LE LASER
LA LACERE...
LASSE, ELLE ERRE
MAIS CETTE SERRE
NECESSAIRE : CA LA SERT
C'EST UNE PRISON DE VERRE



L'Envol, d'après cette pub :



jeudi 18 mai 2006


Encore une fable ! LA POULE ET LE POULET

Sur un grand lit une catin
Se prélassait d'un air taquin

Elle repoussait un type vicieux :
Jamais elle n'avait fait si vieux !
"- Arrête de me reluquer !
"- Et toi cesse donc de reculer !"
Elle aurait voulu tout bâcler
L'animal était bien câblé
Trompée par ses deux yeux pochés
L'autre l'avait bien chopée
Sitôt repérée, sitôt coffrée !
Elle n'avait plus qu'à le froquer
"Ca t'apprendra à trop zoner..."
Fit le vieux flic. "T'as la nausée ?
Viens donc, approche ma pétasse,
Et montre moi toutes tes passes
Je veux toucher tous ronds tes flancs
Et ta chair blanche comme le flétan
Ton abdomen couleur baleine
Que j't'en mettrai toute la benne
Tes ongles pointus, tes dents de requin
De loin, deux seins, yeux, mains, queue, reins !"
Voyant d'elle s'approcher le touffu
Elle se croyait déjà foutue
Car c'était un monstre poilu
Quel vieux poulet ! Que la loi pue !
"Sale maquereau faut pas ramer,
Car c'est plus l'heure de la marée,
Tu croyais avoir un ticket ?
C'est le bon sens qui t'a quitté !
Mets toi au cul tes pieux aveux,
Tes vieux poèmes ils sont vaseux !"

POST SCRIPTUM : il est parfois instructif de se balader sur Google et de faire une recherche sur son propre blog...J'ai ainsi découvert un blog anglophone dans lequel son auteur a traduit un de mes textes en anglais à l'aide, je crois, d'un traducteur automatique !!! Je ne savais pas que mes délires verbaux pouvaient s'étendre à l'international ;-) Cest là, mais ce blog a l'air en stand-by : http://odalisquednogoodend.blogspot.com/2005_09_01_odalisquednogoodend_archive.html

lundi 8 mai 2006


LASSE DE TREFLES...

Et je pèse mes mots ! Pendant mes vacances, je suis tombée sur un jardin exceptionnel : j'y ai déniché 42 trèfles à 4 feuilles et pas mois de 10 à 5 feuilles: obsédée, je voyais des trèfles partout ! Sur les bisounours, les serrures, les vitraux, les dalles, etc. Enfin, une telle concentration de trèfles à 4 et 5 feuilles au même endroit m'a donné à penser que finalement ils n'étaient pas si rares que ça, et que j'étais blasée. De dépit, j'en ai dessiné un blason (prochain post). Puis j'ai gribouillé un petit truc, que j'ai intitulé "bague à part". Enfin, j'ai écrit un poème pour célébrer mon nouvel emblème. Obsédée, je vous dis !

Le trèfle au trépan

L'hiver mou, sorte de saison très flappie
Est ce long sommeil que m'inflige le dépit

Mon visage automnal s'éfeuille, est très flétri
Par des années d'été et de sève meurtrie

Désormais mon miroir a le tain très flippant
Et reflète un teint blanc où le massacre y pend

C'est une tige craquelée qui n'est plus très florale
D'où le printemps a fui emportant mes pétales

Alors j'exhale un souffle devenu très fluet
L'envers d'une carte noire : je suis ce valet muet

Qui de ses flancs foutus aux abords très floutés
S'affale au fil d'un vent au parfum frelaté.

dimanche 16 avril 2006

En ce moment je suis assez prolifique en écriture, et c'est en découvrant les dessins d'Emilie Decrock, dessinatrice et coloriste talentueuse, que m'est venue l'idée de ce poème. En particulier, la rubrique "Projet Jeanne" de son blog m'a particulièrement plu (même si je dois dire que tout le travail d'Emilie est beau, plein de recherche, de symboles, de détail cachés...)
Bref, son univers vaut le détour (cf. dans mes liens) et pour le dessin qui m'a inspirée, c'est ici :


LE REVE DE JEANNE

Blottie au bord de son rêve - c’est son privilège -,
Jeanne déguste un croissant de lune et soupire :
« Si seulement je pouvais monter sur ma neige !
Ce carrousel qui tourne avec son dôme de cire,

Traînées de trots, galops de poudre : je serais un flocon
Dans l’écrin de la croupe d’un cheval de toits,
Caracolant dans la nuit au flanc des maisons,
Musicienne à ma zone, portée de sabots, moi,

Ma clé de sol, c’est aussi un nuage tendre
Et mon oreiller blanc, il peut toujours attendre !
Il n’écoute jamais mes peines, mes peurs, mes pleurs,
Et mes draps sont trop froids pour réchauffer mon cœur
».

Quelle belle perspective que d’être cavalière
Quand on n’a que son lit pour tout cheval d’arçon !
Mais, dans l’obscurité, Jeanne ricane à son
Chevet : car c’est un poulain dont les pieds n’ont pas de fers…

Chrixcel

dimanche 9 avril 2006

dimanche 2 avril 2006

WAULSORT, Belgique


Waulsort, c'est le nom du bled où nous nous sommes réunis le week-end dernier pour l'enterrement de vie de garçon de notre pote Vincent. Comme on peut le constater, le week-end fut coloré malgré le temps incertain et la bonne volonté de chacun nous a donné des déguisements plus ou mois "maison". Voici une modeste sélection (car il y avait bien d'autres personnages mais impossible de les mettre tous !) : un Batman qui n'avait pas tout à fait les yeux en face des trous, un Superman et une Superwoman fort bien assortis, une Madame Claude très pince-sans rire, un cloclo (le futur marié) et quelques greluches s'efforçant d'imiter les Clodettes pour agrémenter le tout. A votre avis, où suis-je ?

lundi 27 mars 2006


J’avais promis au priM@tt que j’ajouterais une corde à son Arche : un spécial mots-fléchés animaux. Le voilà !!!!! Assorti de la version "Chrixcel" fait à partir du site de Southpark.

CLIQUEZ POUR VOIR EN PLUS GRAND ET A VOS CRAYONS !
ATTENTION, C'EST UN CHTI PEU DIFFICILE ;-)


Et hop, pour se détendre, en prime un petit lien sympa d'un videoblog amateur : http://www.dailymotion.com/

mardi 21 mars 2006

COME BACK EN VRAC


Le déménanniversaire du 12 mars dernier s’est bien passé, heureusement nous étions une bonne douzaine. Nous disposions d'un camion de 20 m3 (conduit par un Coco fabuleux de flegme et de professionnalisme - qui eût cru Coco à l'aise en poids lourd ?)...un seul voyage pour transporter tout le barda (ouf !) nous a suffi. Une bonne dose d'activité corporelle, 30 bougies (es)soufflées pour l'occasion sur un excellent gateau au chocolat fait par Momo, et un peu de sport cérébral (montage de meubles IKEA oblige) ne m’ont pas empêchée de m’apercevoir en cours de route que j’étais en train de clouer le fond de mon meuble à chaussures à l’envers ! C’est le champagne, M’dame, c’est le champagne…le sens caché du fond cloué à l’envers, une façon de se dire : « je ne le touche pas encore » (le fond…).

Bref, il nous reste encore quelques cartons à mettre à la cave mais, après des soirées passées à trier la paperasse envahissante, l’essentiel du boulot est derrière nous. La question est de savoir si je pourrai un jour atteindre cet idéal de vie qui consiste à ne vivre avec rien, c'est à dire à me suffire à moi-même, à me contenter de quelques nippes, d’un bol de soupe, d’un matelas pourvu d'une latte et demie pour coucher par terre, sans télé, sans ordi, dans l’ascétisme le plus total, et ce afin d'atteindre le nirvana domestique. La réponse est : NON. Arrêter d’acheter, de consommer, de me laisser tenter : définitely NOT. Je suis un pur produit de la société de « con-sommation», phénomène aggravé par le fait que je sois une femme. Si j’assume ? Complètement. Si j’ai honte ? Un peu. Si ça m’empêche de dormir la nuit ? Ben non. Tant pis, on est contente, c’est bien. Déménager, c'est aussi...se ménager !

* * *

P.S. : Deux véritables photos d'animaux provenant du site de CNN pour agrémenter le relevé crypto, envoyées par mon très cher Darling Dear Love qui se reconnaîtra. Admirez cet étrange crustacé, homard hirsute issu des profondeurs abyssales qui vit non loin de l'île de Pâques, et dont le nom scientifique est kiwa hirsuta. Ses pinces, recouvertes de longs poils duveteux blonds, nous font penser à quelque drag queen marin. Et que dire de cet étrange rat-écureil (laonastes aenigmamus), espèce qu'on croyait disparue il y a des millions d'années et qui resurgit quelque part dans une forêt oubliée du Laos ?? Bon, évidemment, ce petit rongeur nocturne est beaucoup moins spectaculaire, mais il fait l'objet de controverses scientifiques quant à sa classification spécifique. Ah, la nature...

mercredi 1 mars 2006

POUR LUNABA'S BOUDOIR
"Chairâmi"



Icebergs, sphères de glace...
Ce frémissement qui dessine sa grimace
En moi regimbe, me crispe, me surprend de sa verve !
Bercée par des flots imaginaires j’embrasse, nue, cet îlot de fièvre
Et la petite mort sabre ma volonté, m’attriste d’une allégresse paradoxale
Rendant toute lutte vaine ; je ne suis plus qu’un flocon agrippé à la nuit. J’avale des
Gerbes d’eau qui gercent mes lèvres bleues ; puis je rougis, je gémis, je jouis, je gis, je gèle
Sous la coupure fatale d’une vague d’émotion infinie : l’amour qui monte en moi et défie l’éternel.


dimanche 26 février 2006

TOUT LE MONDE EMPALE
(Kitapki sur l’invitation de Gilroy)

Il y a tout un monde de la chanson française qui m’insupporte : mercantilisme oblige, la « star’ abracademy », se veut une sorte d’Académie Française populaire transformant comme par magie Monsieur et Madame tout le monde en stars éphémères, étoiles filantes du mauvais goût et du formatage de cerveaux lents.

J’éprouve d’ordinaire une certaine indifférence pour cet univers, mais parfois j’ai des relents de dégoût quand j’aperçois, au détour d’un kiosque à journaux, l’une de ces tronches ultra-maquillées, couvertures sur papier glacé qui réussissent à peine à masquer l’ordinaire et la vulgarité de ces faces qui s'effacent, heureusement, avec le temps, mais qui sont remplacées par d'autres, qui leur ressemblent, avec la logique implacable d'un mécanisme rodé et bien huilé. On ne change pas un business qui marche.

J’aurai pu ainsi trancher le cou de toutes celles que j’appelle « les brailleuses » ou les étrangler avec leurs propres cordes vocales, mais j’ai préféré la bonne vieille méthode, et je les ai empalées non sans une certaine satisfaction. Ici sur leur pal sanguinolent rien moins que Lââne, « Peter » Diam’s et Lara Fabule, mais j’aurais eu plaisir également à épingler Mollewen, Céline Fuyons, Emma Daubasse, une Hélène qui S’égara dans les comédies musicales à deux balles ou encore Lorible...

Vous les avez reconnues, eh oui, elles sont redoutables, certaines ont comme point commun une voix faite de trémolos de gueulantes et d’autres beuglent sans savoir même ce qu’est une note de musique. Elles ont des piercings pour faire re-belle, ont toutes posé à poil ou presque, ont toutes les mêmes sourcils dessinés à la décalcomanie ou des brushings meringués. Les voici donc, telles qu'en elles-mêmes.



P.S. : Je précise à tout fan de ces greluches qui passerait par ici que, même si en ce moment le type d’expression qui consiste à caricaturer les idoles est quelque peu controversé, cela n’engage que ma propre responsabilité et reste avant tout la manifestation de la liberté d’expression, droit fondamental. Toute ressemblance avec des personnages de la télé réalité serait purement fortuite.

mercredi 22 février 2006

Le Télérime définitionnel

Pour revenir à mes passe-temps oulipiens, j’ai composé un poème dont la contrainte est la suivante : les vers riment 2 à 2, vers dont les pieds sont constitués de termes qui en cachent un seul autre, lequel s’efforçant de coller à la signification du vers même ou des vers suivants. Ce « mot de la fin » est une définition, en quelque sorte, concrètement ou métaphoriquement au sens interne, du poème.
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ALLAITEMENT

Un têtard à sa mère, crâne nu : un vent tif
De ses gargouillis intestinaux se déclare, hâtif :

« Poitrine pouilleuse ! Ôte de tes seins tes tiques ! »
La mère, siliconée, arbore un profil lactique...

Ce faisant elle cherche à faire sans délai taire
Les cris de son petit, patiente et fait « mère ».

Elle attire son enfant sur ses seins et vainement
Car de ses ongles il perce leur chair et les fend.

Autrefois fœtus, la vivante cellule ose
Une main assassine qui agit en dix poses

La molle poitrine devenant en un sens, cible
De ces jeux pervers : elle a un, dix, six bleus !

Maman elasto-mère pleure mais bébé, gêné râle :
« Ô mer à fossés, cache tes habits sales ! »

Le père, sévère, arbore un hâle pas gai :
Prenant le biberon, s’échauffe, simule l’arrêt, niais :

L’enfant le regarde, ses yeux mi-clos aqueux
Affectant le sourire du petit mâle heureux

Car dans ce biberon blanc il voit l’acte et
Tout moyen, même plastique, qui le nourrit, sied

A sa terrible soif infinie de masse à créer
Le sein remodelé qui lui reste en famille lié.

Et voici l'insub-mère-cible :

dimanche 19 février 2006

BRAVO DIANE !!!


§§§§§§§§§§§§ Félicitations encore pour ta performance, Diane ! Les mots-croisés, un passe-temps comme le dessin...en pleins cartons de déménagement, j'en profite pour trier les vieilleries que je n'arrive pas à jeter par sentimentalisme. Et voilà que, plongée dans mes vieux cours d'allemand, je retrouve sur une page un croquis de femme coiffée de serpents, une méduse d'opérette sur laquelle j'ai passé l'heure de cours, qui devait passablement me barber. De mémoire, la prof était loin d'être une vipère, mais je devais ruminer quelque venimeuses pensées lorque l'envie m'a piquée de faire serpenter ces volutes inachevés sur mon cahier de cours de langue...bifide à défaut d'être bilingue. Dire que ce croquis a plus de 10 ans...ça ne me rajeunit pas ! §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

mercredi 15 février 2006


(¯`'•.¸(¯`'•.¸(¯`'•.¸(¯`'•.¸M O T S CROISES¸.•'´¯)¸.•'´¯)¸.•'´¯)¸.•'´¯)

Avis tous les webcruciverbistes ! J’ai concocté une grille personnalisée pour vous faire un peu travailler les méninges. A vous de jouer...

HORIZONTALEMENT
1. Des mondes virtuels très…personnels.
2. Revers de saison. Refus.
3. Pronom masculin. Galvanisai.
4. Gaussait (se). Pareils.
5. Colles.
6. Obsession de l’agent Mulder. Titre d’un film de James Cameron.
7. Riz anglais ou auteur d’Entretien avec un vampire. Meuble en désordre. Particule.
8. Congé religieux. Interdis.
9. Conjonction. Etalé sur les blogs. Marque de sport en abrégé.
10. Fille de famille. Organe de filtration.
11. Indispensable pour bloguer. Roulé. Voyelle doublée.
12. Général nordiste. Châtiant.

VERTICALEMENT
a. Objets d’un passe-temps cher à Doune.
b. Note. Acide.
c. Métal. Rassis. Possédée.
d. Etat des USA. Couleur tirée du jaune.
e. Version anglaise inversée. Symbole chimique. Entreprise Industrielle.
f. Semblable. Genre littéraire.
g. Types de journaux virtuels.
h. Invente des histoires. Existes.
i. Eludes. Ruisseaux.
j. Peut se retourner.
k. Disperse. Habitant du désert.
l. Souviens-toi du vase de…. Immense toile.




lundi 6 février 2006

A PARIS, TU RIS PAS

C’est lundi. Aujourd’hui j’ai pris la résolution d’arrêter de faire ma tête de cochon. De me lever du bon pied, avec ou sans café, de ne pas jeter de regard noir à mon homme à chaque fois qu’il occupe les chiottes de la salle de bains. De ne pas pester contre le voisin du dessus qui joue de la gratte avec ses pieds et de ne pas en vouloir au monde entier parce que je dois me lever, me réveiller de cette douce torpeur dans laquelle j’étais si bien, si bien…

Je sors de l’appartement, un franc sourire plaqué aux lèvres, et je descends jusqu’à l’arrêt du bus 81. Vingt deux minutes d’attente. Vingt-deux. Putain mais qu’est-ce qui se passe encore ! Au loin je vois cligner de leur lumière agaçante les gyrophares. Un accident. Moi qui voulais être cool aujourd’hui, c’est raté. Je respire une goulée d’air et m’enfonce dans ce trou noir tant haï, le métro. La ligne 13 est une des pires lignes qui soient, ça n’arrange pas mes affaires. Je vais essayer de pas faire la gueule, mais je râle intérieurement. C’est à peine supportable, avec ces néons agressifs, les gens qui me bousculent et qui me frôlent, seulement à quelques millimètres de mon corps en ébullition. Stupides, hagards, on se retrouve en troupeaux serrés dans un écheveau de fatigues humaines. Les yeux sont mornes, tristes, tandis que mes écouteurs diffusent l’Hiver des 4 saisons de Vivaldi. J’écoute avec une sorte de jouissance violente, comme si ce mouvement raisonnait en echo de mon chaos intérieur.

A la fois lasse et soulagée, je sors du métro en me faisant la réflexion que les gens ne peuvent pas être si noirs, qu’il faut que je me force à être un peu sympa, moins égoïste et tournée vers mon petit cauchemar personnel et dérisoire. Accepter l’autre, accepter la promiscuité, voilà la clé. C’est sûrement ça qui me réconciliera avec le monde. Après tout, je ne suis pas obligée de faire comme tous les Parisiens à la mine grise et au teint pâle, dont les seules valises, symboles d’un voyage qui se limite à l’intra-muros, sont des attachés-cases ou des ombres sous les yeux.

Comme je deviens aigrie, comme eux, je deviens méfiante, haineuse, et je pers mon sens de l’humour. Avant, j’avais ce détachement qui me permettait le haussement d’épaules fataliste de qui sait apprécier sa ville avec ses défauts, ses tares, ses travers. Maintenant, je l’aime et je la déteste. Je l’aime par ce qu’elle est belle, et en cela je retombe du côté superficiel et de l’apparence. Et je la hais parce que ses intestins me digèrent et me bouffent. Les amibes qui y pullulent sont devenues des ennemis qu’il faut cataloguer, critiquer, détester. C’est dans ces moments-là que me viennent à l’esprit toute l’ampleur et la pertinence de l’expression "humeur massacrante".

vendredi 3 février 2006

>>>>>>>>>>>>>>SKI > SKY > SKAÏ > S'CAILLE !!!!^^^^^^^^^^^^

Quelques pix de l'église de la Giettaz, du Montblanc, de la copine Valérie en snowboard, pi moi...C'était la semaine dernière, y avait du soleil et c'était troooop cooool ! Fourbus de nos 6 heures à donf sur les pistes, ça finissait en tartiflette ou en fondue -- et dire qu'on espérait fondre après comme neige au soleil sur les pistes (pfffu !!!). Poudreuse aux yeux, on se fumait au UNO, jeu de prédilection pour se détendre les genoux et les cuisses malmenées à coups de virages toniques. A - 10 sur les pistes, on se réchauffait le midi au vin chaud à la cannelle mhmmh ! Que c'était bon. Faudra attendre l'année prochaine...

dimanche 15 janvier 2006

MERCI DIANE POUR LE QUIZZ... APRES ON DIRA QUE NOUS CULTIVONS SANS CESSE LE COTE INTIMISTE DE NOS BLOGS ;°)

7 choses que je veux faire avant de mourir :
  • Avoir un chat
  • Rencontrer Mulder & Scully
  • Ressusciter Rimbaud
  • Avoir le don de voyance et parler avec les morts
  • Gagner à l'Euromillions et monter une association caritative pour les femmes
  • Traiter tous les habitués de TFFFFFF hein ? "d'abrutis" à la télé
  • Manger de tout sans prendre un gramme (pffuuu)

7 choses que je fais bien :

  • Parler pour ne rien dire et souvent à côté de la plaque
  • Le bordel
  • Acheter des fringues
  • L'adaptation
  • La tarte aux pommes
  • La djeule le matin
  • Hum...est-ce qu'on peut vraiment TOUT dire ??? lol

7 choses que je ne sais / peux pas faire :



  • Regarder le Bigdil
  • La vaisselle
  • Des plats cuisinés compliqués
  • Boire de l'eau plate
  • Manger des tripes
  • M'occuper d'un hamster
  • Ne pas acheter de fringues

  • 7 choses qui vous attirent chez votre partenaire

Le mien, c'est Manpowder ! Un petit sachet en poudre d'Oken, dilué dans la bière et hop ! Ca fait un philtre d'amour :°) 7 choses ? 1. Sensibilité (voire sensiblerie...) à fleur de pot, 2. Générosité, 3. il fait la vaisselle et le ménage plus souvent que moi, 4. il est patient, 5. Super fort en informatique, 6. pas (trop) jaloux, 7. Attentif.

7 choses que je dis souvent :

  • en fait
  • globalement
  • c'est vrai que
  • nan mé c'est pas possible !
  • donc euh...je disais
  • c'est inintéressant au possible
  • y a deux poids deux mesures
7 béguins pour des célébrités :

Ben ouais mé moi j'aime que les vieux quand y zétaient jeunes alors...

  • Clint Eastwood parce qu'il est encore talentueux maintenant
  • Sean Connery qui est encore bien conservé
  • Jet Li, trop souple le gars, il a l'air super sympa et pi en plus il est à ma taille
  • Colin Firth (le mec de Bridget Jones), so british !
  • Albator, un grand fantasme
  • David Bowie, pourtant j'aime pas trop les blonds mais lui...
  • Et le meilleur pour la faim : Johnny Depp !!!!

dimanche 8 janvier 2006

Hé Hé ! Ce n'est pas parce que je suis moins présente sur mon blog que je ne vous ai pas à l'oeil !

Au beurre noir, en cocard vous m'avez cernée : je suis fatiguée...c'est un battement de cil qui chasse mes valises, comme une envie de voyages...est-ce que "voyage" c'est l'action de voir ? Mes lentilles en frétillent.

Se voir, se mouvoir...il paraît que les mirettes sont les miroirs de l'âme...ici pupilles de glaciation, c'est le froid de l'hiver qui cligne et se décline en bleu : pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux !

Je jette un coup d'oeil à l'orbite planétaire : le globe bleu, notre terre, fleurie d'iris, offre une rétine réticente...Comme on la noie d'immondices ! Elle s'en rince l'oeil et ses prunelles nyctalopes brillent dans la nuit de l'univers. Presbyte, elle ne veut plus rien voir, son oeil à nu. Planète Terre, je pleure sur toi. Une boule de cristallin flou voit ta mort à la loupe. Mais je ne serai plus là pour en être le
myope témoin au cul, l'air de rage, j'ai cassé mes lunettes et j'ai saigné mes poignets à coups de bris de verre. Quel héritage laissé à nos enfants !

dimanche 1 janvier 2006

Une petite carte de voeux "maison" pour 2006 ! En hommage à Doune, voilà un porfolio de bagues constitué des plus belles pièces de ma collection :°) Ambre, améthyste, grenat, turquoise, crystal, verre taillé, opaline, nacre, abalone, pierre de lune et perles se mettent au diapason pour illuminer cette nouvelle année qui commence...qu'elle soit faite de bonheur, de chance, de beauté et de précieux moments pour tous !

jeudi 29 décembre 2005

J'AI RÊVé D'UN AUTRE MONDE...

En hommage à Grandk, un kiwistiti bleu ! Très attachant, cet animal au doux pelage est doté de deux longues extrémités qui trahissent son pays de prédilection, le Québec (queue-bec). Intelligent, il paraît qu'on peut lui enseigner le langage humain avec succès !






Très mignon aussi ce veautruche. La grosseur de sa tête de veau ne lui permet malheureusement pas de l'enfouir sous le sable pour se cacher, comme sa cousine, d'autant qu'il n'as pas de cornes... mais il court très vite !



Le radodo est un animal espiègle mais paresseux. Comme son nom l'indique, il passe le plus clair de son temps à pioncer ! Sa queue rose élastique lui permet de fouetter tout importun qui s'aventurerait à le déranger pendant sa sieste. C'est parfois bien utile car c'est comme ça qu'il tue les mouches qui constituent 50% de son repas...






Le Hibloup est un animal rare et féroce qui ne se dépace que la nuit. On raconte qu'il est capable d'engloutir plus de 50 rongeurs par jour. Insatiable, on l'aurait même vu dévorer des humains...Mieux vaut ne jamais en croiser un sur sa route !


ET TOUS CES ZANIMAUX VOUS SOUHAITENT, MOI Y COMPRIS, MES
MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNEE 2006
!!!
MERCI A TOUS MES AMIS BLOGGERS, LECTEURS, PASSANTS D'UN JOUR OU D'UN SOIR, DE LEURS INTERET, INSPIRATION, IDEES ET ENCOURAGEMENTS
POUR QUE VIVE CE BLOG :°)
BISES A TOUS
CHRIXCEL