Un peu d'histoire
Corps de félin, pattes griffues, tête de lion ou d’aigle, ailes de chauve-souris ou d'oiseau, queue de lézard, peau écaillée, ailé ou aptère...par son caractère hybride et fantastique, le dragon est un véritable patchwork du monde animalier. C’est la raison pour laquelle dans l’art, on en trouve quasiment jamais un pareil…Je me propose de vous présenter le butin ramassé lors de mes déambulations parisiennes ; il en existe sûrement plein d’autres et il serait impossible de les recenser tous en une fois…certains sont bien connus de nos amis photographes parisiens en lien ici, d’autres ont été moins évidents à dénicher…
Construit par l’architecte Alphonse Cusin et inauguré en 1862, le splendide monument du théâtre de la Gaîté Lyrique, situé au cœur de la capitale dans le 3ème, est actuellement en cours de réfection. La mairie de Paris prévoit d'y ouvrir en 2010 notamment une médiathèque dédiée aux arts numériques, une salle de spectacles et des studios d’enregistrement.
fronton et détail décoration murale de la pagode rue de Courcelles
Si tout monument d'inspiration asiatique comporte son lot de dragons, l’art religieux en est également très friand, que ce soit sous forme de gargouilles ou de chimères…on en voit sur presque toutes les églises de Paris. Ci-dessous est réprésenté l’un des saints sauroctones (pourfendeurs de dragons : St-Michel ou St-Georges sont ls plus connus) transperçant la gueule de l’animal. Ce sont deux symboliques opposées qui soulignent l'ambivalence de la créature : tantôt vénérée, tantôt incarnation du mal qu'il faut terrasser...ou figure effrayante censée décourager le petit malin au pas de la porte, telle une personnification de la vigilance. Sainte-Marguerite d'Antioche, une vierge martyre du IVème siècle, était très révérée dans le quartier de l'actuelle rue du Dragon, dont le nom fut donné à une cour du même nom aujourd'hui disparue. La légende dit que Marguerite fut avalée par un monstre et qu'elle en transperça miraculeusement le ventre pour en sortir. C'est pourquoi on la représente généralement "hissant du dragon", comme ci-dessus.
Fontaine du square Notre-Dame détail de la porte principale
d'une montre pour mieux apercevoir le dragon en ferronnerie
Bas-relief "Saint Georges terrasant le dragon", par l'artiste catalan Apel. es Fenosa (1977) : rue Sainte-Croix
de la Bretonnerie dans le marais, juste au-dessus de l'entrée du Centre d'Etudes Catalanes;
encore un symbole de "vigie-lance"
Celui-ci, rue du dragon, a hélas été effacé mais il vaut le coup d’œil : une oeuvre de Jérôme Mesnager ...et un autre du même, mais où ? Je n'ai pas eu la chance d'assister à l'exposition "Dragons, entre science et fiction" qui s'est terminée fin novembre 2006. A cette occasion, la station de M° Saint-Michel avait fait l'objet d'installations artistiques, et la Gare de Lyon avait accueilli un autre dragon, suspendu, de éco-emballages. Ci-dessous également une ancienne gravure montrant la Cour du Dragon détruite aujourd'hui. Seule l'oeuvre de Paul-Ambroise Slodtz (vers 1730, voir plus haut) subsiste.
Et pour finir, un petit tour dans le 13ème arrondissement, quartier asiatique de Paris par excellence, le jour du défilé du Nouvel An le 25/02/2007.



