dimanche 19 février 2006

BRAVO DIANE !!!


§§§§§§§§§§§§ Félicitations encore pour ta performance, Diane ! Les mots-croisés, un passe-temps comme le dessin...en pleins cartons de déménagement, j'en profite pour trier les vieilleries que je n'arrive pas à jeter par sentimentalisme. Et voilà que, plongée dans mes vieux cours d'allemand, je retrouve sur une page un croquis de femme coiffée de serpents, une méduse d'opérette sur laquelle j'ai passé l'heure de cours, qui devait passablement me barber. De mémoire, la prof était loin d'être une vipère, mais je devais ruminer quelque venimeuses pensées lorque l'envie m'a piquée de faire serpenter ces volutes inachevés sur mon cahier de cours de langue...bifide à défaut d'être bilingue. Dire que ce croquis a plus de 10 ans...ça ne me rajeunit pas ! §§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

mercredi 15 février 2006


(¯`'•.¸(¯`'•.¸(¯`'•.¸(¯`'•.¸M O T S CROISES¸.•'´¯)¸.•'´¯)¸.•'´¯)¸.•'´¯)

Avis tous les webcruciverbistes ! J’ai concocté une grille personnalisée pour vous faire un peu travailler les méninges. A vous de jouer...

HORIZONTALEMENT
1. Des mondes virtuels très…personnels.
2. Revers de saison. Refus.
3. Pronom masculin. Galvanisai.
4. Gaussait (se). Pareils.
5. Colles.
6. Obsession de l’agent Mulder. Titre d’un film de James Cameron.
7. Riz anglais ou auteur d’Entretien avec un vampire. Meuble en désordre. Particule.
8. Congé religieux. Interdis.
9. Conjonction. Etalé sur les blogs. Marque de sport en abrégé.
10. Fille de famille. Organe de filtration.
11. Indispensable pour bloguer. Roulé. Voyelle doublée.
12. Général nordiste. Châtiant.

VERTICALEMENT
a. Objets d’un passe-temps cher à Doune.
b. Note. Acide.
c. Métal. Rassis. Possédée.
d. Etat des USA. Couleur tirée du jaune.
e. Version anglaise inversée. Symbole chimique. Entreprise Industrielle.
f. Semblable. Genre littéraire.
g. Types de journaux virtuels.
h. Invente des histoires. Existes.
i. Eludes. Ruisseaux.
j. Peut se retourner.
k. Disperse. Habitant du désert.
l. Souviens-toi du vase de…. Immense toile.




lundi 6 février 2006

A PARIS, TU RIS PAS

C’est lundi. Aujourd’hui j’ai pris la résolution d’arrêter de faire ma tête de cochon. De me lever du bon pied, avec ou sans café, de ne pas jeter de regard noir à mon homme à chaque fois qu’il occupe les chiottes de la salle de bains. De ne pas pester contre le voisin du dessus qui joue de la gratte avec ses pieds et de ne pas en vouloir au monde entier parce que je dois me lever, me réveiller de cette douce torpeur dans laquelle j’étais si bien, si bien…

Je sors de l’appartement, un franc sourire plaqué aux lèvres, et je descends jusqu’à l’arrêt du bus 81. Vingt deux minutes d’attente. Vingt-deux. Putain mais qu’est-ce qui se passe encore ! Au loin je vois cligner de leur lumière agaçante les gyrophares. Un accident. Moi qui voulais être cool aujourd’hui, c’est raté. Je respire une goulée d’air et m’enfonce dans ce trou noir tant haï, le métro. La ligne 13 est une des pires lignes qui soient, ça n’arrange pas mes affaires. Je vais essayer de pas faire la gueule, mais je râle intérieurement. C’est à peine supportable, avec ces néons agressifs, les gens qui me bousculent et qui me frôlent, seulement à quelques millimètres de mon corps en ébullition. Stupides, hagards, on se retrouve en troupeaux serrés dans un écheveau de fatigues humaines. Les yeux sont mornes, tristes, tandis que mes écouteurs diffusent l’Hiver des 4 saisons de Vivaldi. J’écoute avec une sorte de jouissance violente, comme si ce mouvement raisonnait en echo de mon chaos intérieur.

A la fois lasse et soulagée, je sors du métro en me faisant la réflexion que les gens ne peuvent pas être si noirs, qu’il faut que je me force à être un peu sympa, moins égoïste et tournée vers mon petit cauchemar personnel et dérisoire. Accepter l’autre, accepter la promiscuité, voilà la clé. C’est sûrement ça qui me réconciliera avec le monde. Après tout, je ne suis pas obligée de faire comme tous les Parisiens à la mine grise et au teint pâle, dont les seules valises, symboles d’un voyage qui se limite à l’intra-muros, sont des attachés-cases ou des ombres sous les yeux.

Comme je deviens aigrie, comme eux, je deviens méfiante, haineuse, et je pers mon sens de l’humour. Avant, j’avais ce détachement qui me permettait le haussement d’épaules fataliste de qui sait apprécier sa ville avec ses défauts, ses tares, ses travers. Maintenant, je l’aime et je la déteste. Je l’aime par ce qu’elle est belle, et en cela je retombe du côté superficiel et de l’apparence. Et je la hais parce que ses intestins me digèrent et me bouffent. Les amibes qui y pullulent sont devenues des ennemis qu’il faut cataloguer, critiquer, détester. C’est dans ces moments-là que me viennent à l’esprit toute l’ampleur et la pertinence de l’expression "humeur massacrante".

vendredi 3 février 2006

>>>>>>>>>>>>>>SKI > SKY > SKAÏ > S'CAILLE !!!!^^^^^^^^^^^^

Quelques pix de l'église de la Giettaz, du Montblanc, de la copine Valérie en snowboard, pi moi...C'était la semaine dernière, y avait du soleil et c'était troooop cooool ! Fourbus de nos 6 heures à donf sur les pistes, ça finissait en tartiflette ou en fondue -- et dire qu'on espérait fondre après comme neige au soleil sur les pistes (pfffu !!!). Poudreuse aux yeux, on se fumait au UNO, jeu de prédilection pour se détendre les genoux et les cuisses malmenées à coups de virages toniques. A - 10 sur les pistes, on se réchauffait le midi au vin chaud à la cannelle mhmmh ! Que c'était bon. Faudra attendre l'année prochaine...

dimanche 15 janvier 2006

MERCI DIANE POUR LE QUIZZ... APRES ON DIRA QUE NOUS CULTIVONS SANS CESSE LE COTE INTIMISTE DE NOS BLOGS ;°)

7 choses que je veux faire avant de mourir :
  • Avoir un chat
  • Rencontrer Mulder & Scully
  • Ressusciter Rimbaud
  • Avoir le don de voyance et parler avec les morts
  • Gagner à l'Euromillions et monter une association caritative pour les femmes
  • Traiter tous les habitués de TFFFFFF hein ? "d'abrutis" à la télé
  • Manger de tout sans prendre un gramme (pffuuu)

7 choses que je fais bien :

  • Parler pour ne rien dire et souvent à côté de la plaque
  • Le bordel
  • Acheter des fringues
  • L'adaptation
  • La tarte aux pommes
  • La djeule le matin
  • Hum...est-ce qu'on peut vraiment TOUT dire ??? lol

7 choses que je ne sais / peux pas faire :



  • Regarder le Bigdil
  • La vaisselle
  • Des plats cuisinés compliqués
  • Boire de l'eau plate
  • Manger des tripes
  • M'occuper d'un hamster
  • Ne pas acheter de fringues

  • 7 choses qui vous attirent chez votre partenaire

Le mien, c'est Manpowder ! Un petit sachet en poudre d'Oken, dilué dans la bière et hop ! Ca fait un philtre d'amour :°) 7 choses ? 1. Sensibilité (voire sensiblerie...) à fleur de pot, 2. Générosité, 3. il fait la vaisselle et le ménage plus souvent que moi, 4. il est patient, 5. Super fort en informatique, 6. pas (trop) jaloux, 7. Attentif.

7 choses que je dis souvent :

  • en fait
  • globalement
  • c'est vrai que
  • nan mé c'est pas possible !
  • donc euh...je disais
  • c'est inintéressant au possible
  • y a deux poids deux mesures
7 béguins pour des célébrités :

Ben ouais mé moi j'aime que les vieux quand y zétaient jeunes alors...

  • Clint Eastwood parce qu'il est encore talentueux maintenant
  • Sean Connery qui est encore bien conservé
  • Jet Li, trop souple le gars, il a l'air super sympa et pi en plus il est à ma taille
  • Colin Firth (le mec de Bridget Jones), so british !
  • Albator, un grand fantasme
  • David Bowie, pourtant j'aime pas trop les blonds mais lui...
  • Et le meilleur pour la faim : Johnny Depp !!!!

dimanche 8 janvier 2006

Hé Hé ! Ce n'est pas parce que je suis moins présente sur mon blog que je ne vous ai pas à l'oeil !

Au beurre noir, en cocard vous m'avez cernée : je suis fatiguée...c'est un battement de cil qui chasse mes valises, comme une envie de voyages...est-ce que "voyage" c'est l'action de voir ? Mes lentilles en frétillent.

Se voir, se mouvoir...il paraît que les mirettes sont les miroirs de l'âme...ici pupilles de glaciation, c'est le froid de l'hiver qui cligne et se décline en bleu : pour ceux qui n'ont pas froid aux yeux !

Je jette un coup d'oeil à l'orbite planétaire : le globe bleu, notre terre, fleurie d'iris, offre une rétine réticente...Comme on la noie d'immondices ! Elle s'en rince l'oeil et ses prunelles nyctalopes brillent dans la nuit de l'univers. Presbyte, elle ne veut plus rien voir, son oeil à nu. Planète Terre, je pleure sur toi. Une boule de cristallin flou voit ta mort à la loupe. Mais je ne serai plus là pour en être le
myope témoin au cul, l'air de rage, j'ai cassé mes lunettes et j'ai saigné mes poignets à coups de bris de verre. Quel héritage laissé à nos enfants !

dimanche 1 janvier 2006

Une petite carte de voeux "maison" pour 2006 ! En hommage à Doune, voilà un porfolio de bagues constitué des plus belles pièces de ma collection :°) Ambre, améthyste, grenat, turquoise, crystal, verre taillé, opaline, nacre, abalone, pierre de lune et perles se mettent au diapason pour illuminer cette nouvelle année qui commence...qu'elle soit faite de bonheur, de chance, de beauté et de précieux moments pour tous !

jeudi 29 décembre 2005

J'AI RÊVé D'UN AUTRE MONDE...

En hommage à Grandk, un kiwistiti bleu ! Très attachant, cet animal au doux pelage est doté de deux longues extrémités qui trahissent son pays de prédilection, le Québec (queue-bec). Intelligent, il paraît qu'on peut lui enseigner le langage humain avec succès !






Très mignon aussi ce veautruche. La grosseur de sa tête de veau ne lui permet malheureusement pas de l'enfouir sous le sable pour se cacher, comme sa cousine, d'autant qu'il n'as pas de cornes... mais il court très vite !



Le radodo est un animal espiègle mais paresseux. Comme son nom l'indique, il passe le plus clair de son temps à pioncer ! Sa queue rose élastique lui permet de fouetter tout importun qui s'aventurerait à le déranger pendant sa sieste. C'est parfois bien utile car c'est comme ça qu'il tue les mouches qui constituent 50% de son repas...






Le Hibloup est un animal rare et féroce qui ne se dépace que la nuit. On raconte qu'il est capable d'engloutir plus de 50 rongeurs par jour. Insatiable, on l'aurait même vu dévorer des humains...Mieux vaut ne jamais en croiser un sur sa route !


ET TOUS CES ZANIMAUX VOUS SOUHAITENT, MOI Y COMPRIS, MES
MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNEE 2006
!!!
MERCI A TOUS MES AMIS BLOGGERS, LECTEURS, PASSANTS D'UN JOUR OU D'UN SOIR, DE LEURS INTERET, INSPIRATION, IDEES ET ENCOURAGEMENTS
POUR QUE VIVE CE BLOG :°)
BISES A TOUS
CHRIXCEL

mardi 20 décembre 2005

Un poème pour illustrer trois photos prises à Munich lors de mon week-end fin novembre et que je n'avais pas eu le temps de faire développer. Il avait pas mal neigé. Cet endroit se trouve derrière le chateau de Louis II de Bavière, père de l'illustre Sissi. Malheureusement j'ai un peu loupé le scan des photos, j'en remettrai des mieux plus tard. Le poème, c'est un fond de tiroir un peu remanié pour coller aux photos...et coller au climat ambiant ! Brrrrr....

FROID

Doigts gelés j'écris un poème blanc

En attendant qu’une barque m'emmène
Vers nulle part.

Tout nous sépare
Et pourtant tout nous a unis
La chute est douleur

Elle n'a qu'une couleur : le noir

Les nuits grises
Où passent mes crises

Sont l'univers vert de ces poussières
Qui tombent parfois sur les êtres en ruine
- Une matière sirupeuse qui ronge
Et qui détruit les songes.

Je me suis trompée de route
J'ai vu des oiseaux violets sans becs et sans griffes
Cygnes blancs dans un lac gelé
Des fleurs bleues sur les volets

Des arbres couverts d'ombres
Phosphorescentes comme les mouches
Et froides comme les douches
Que je prends le matin.
A quoi bon tout cela
Puisque tout est verglas ?


dimanche 11 décembre 2005

Vu chez GrandK : LA CRYTOZOOLOGIE

Quelle grandiose idée qu'a eue GrandK de ressortir ses dessins d'animaux hybrides ! Voici donc ma participation à cette épopée zoologique avec 7 créations issue de mon cerveau tortueux. Ce ne sont pas (oh non !) les 7 merveilles du monde animal, loin de là...transgéniques, ces animaux sont aussi le fruit d'une réflexion sur les jeux de langage. Hélas, ne connaissant que très peu l'étymologie, je me suis un peu lâchée dans leurs noms scientifiques sur les dessins. Après une vérification plus poussée, j'ai pu rétablir un semblant de vérité historique !
















Le Taupinambouc (talpa capra) serait le symbole d'une myopie ovine, le Chathon, (felis ichtus) une variante du poisson-chat, et le Papipou (papilio peduculus), un alliage de laideur et de beauté.


Le Serpaon (reptilis pavonis) à plumes fait le fier, tandis que la Coccigrue (coccinus lagopodus) est l'homophone d'un mot existant qui signifie "absurdité" : la coquecigrue.

Le Poneymon (equus pocket) ne sait pas trop où se situer car il ne pourrait n'exister qu'à moitié...il n'est en définitive qu'un cheval de poche.











...et le Chienpanzé (canis erectus) est si proche de l'homme qu'il ressemble à son meilleur ami.

La liste de ces créatures n'est heureusement pas exhaustive ! Ainsi, on aurait pu illustrer sans peine l'Oursinge (simius ursus), le Papilion (felis lepidopterus), le Lamador (canis ongulus), le Veautruche (bovis avis), l'Hibloup (canis rapax), l'Ânethon (ichtus ongulus) ou encore le Pie-ver (avis vermis).

dimanche 4 décembre 2005

MASCULIN OU FEMININ ???


Il existe quelques mots en français qui sont un peu...comment dirais-je transsexuels ? androgynes ? Eh oui, ces mots se terminent par "-ée", fin caractéristique des vocables féminins, et pourtant, ils sont bel et bien de genre masculin. Dans cette complainte en alexandrins, j'ai pu les caser sans trop de peine. Il y en a des connus et puis ceux dont on doute toujours du genre et ceux...qu'on utilise jamais ou sinon pour faire bien dans une conversation de salon. Leurs sonorités peuvent paraître barbares, mais ils sortent si peu des dicos poussiéreux que ça leur fait du bien parfois de prendre l'air et d'être un peu, le temps d'un poème, sous les feux de la rampe.

COMPLAINTE A L'AIME

Ma vie n'était plus qu'un funèbre mausolée,
Mon univers avait la taille d'un pygmée :
De ma personne tu étais le sigisbée
Mon inclination pour toi, à son
apogée.

Naïve, j'ai cru pouvoir espérer l'hyménée,
Dieu nous aurait unis dans quelque Colisée…
Hélas ! du culte de l'amour tu es athée,
A tes pieds je ne peux être qu'un triste trophée :

Une femme c'est trop peu, il te faut un gynécée
Je me suis consolée avec tout un lycée :
Des ados que j'ai possédés au prytanée.
Point de concurrentes au sein d'un athénée

De leur jeune cœur épris je suis le coryphée !
Sache que je suis loin d'être un noir macchabée
Pour me laisser accabler par le scarabée

Du désespoir ! Tu me voyais canée, camée ?

Piquée au vif, moi ! Mais je suis un beau camée
Dont l'ardeur fragilise bien leur périnée
A ces jeunes mâles qui me portent à l'empyrée
Déesse de leur désir, dont je porte le caducée


Ils s'enroulent autour de l'autel du propylée
A ma portée pour me séduire ils se font protée
En mon honneur ils construiraient un musée
A ma beauté, ils déclameraient des spondées

Quand d'autres leurs préféreraient de longs trochées
Je suis leur point de mire, leur muse, leur périgée
A faire pâlir d'envie la bouche d'un zée mais…
Je reste frustrée : aucun n'a ton pedigree.

Chrixcel.



mardi 22 novembre 2005

Hello everybody ! Comme vous avez pu le constater, il est parfois difficile d'être complètement assidus sur nos blogs. C'est qu'en ce moment j'ai la tête ailleurs, ne m'en veuillez pas chers amis mais oui, c'est vrai, je l'avoue, il m'arrive de ne pas penser qu'à vous (!), même si souvent je me sens presque coupable de n'avoir pas eu le temps de jeter un coup d'oeil sur vos oeuvres admirables et de laisser les commentaires encourageants, voire, flatteurs, que vous méritez. Je me vois contrainte aujourd'hui de fouiller dans mes fonds de tiroir. Voici un tautogramme en Z écrit le 23 mars 2004. Vous ne comprendrez sans doute pas grand chose à ce galimatias, mais laissez-vous guider par les aléas de la lettre "z", qui a cette particularité de composer des mots bien étranges...


Série Z au palais de zamak

Pour la soirée d'inauguration du palais, (une construction toute en zamak digne des plus majestueux ziggourats), bizarrerie et exotisme de tout poil étaient des mots-clés. Ainsi, les convives pouvaient admirer le pelage zain de deux magnifiques barzoïs qui montaient la garde de chaque côté de l'entrée. La porte était ciselée et incrustée de zelliges, dont la couleur variait entre le pourpre et le zinzolin. Cette entrée, qui succédait à une longue allée de zamiers plantés à même le sol, avait une radiance et une richesse toute baroque, typiques de certains décors de zarzuelas, et qu'on découvrait au gré des répliques des acteurs de la soirée, ponctuées par un zapateado exécuté avec brio par des danseurs zélés. Leur costume, rehaussé de zénana, chatoyait à chacun de leurs pas. Certains invités étaient déguisés : sous le yeux exorbités des Uzbeks, un Zorba le Grec côtoyait un Zorro, de nombreux aztèques et plusieurs Zanzibarites.

Le zythum coulait à flots, remis au goût du jour par le maître de céans qui se ventait de conter plusieurs pharaons parmi ses ancêtres. Zakouskis et autres hors d'œuvres exotiques ornaient le buffet d'apparat. Bientôt à la danse espagnole succéda un jazz effréné que des zazous improvisés encensaient en farouches zélateurs. D'autres convives à l'air plus blasé, et plus désireux, semblait-il, de se comporter en zoïles boudeurs, jouaient au zanzi, lançant quelques blagues zwanzes en même temps que leurs trois dés (quel zeugme !). Ils ne semblaient guère maîtriser le jeu, qui n'était en fait que la l'équivalent africain du 421. Toujours entre le zist et le zest, à ne pas savoir qui devait lancer le dé ni comment compter les points, ils zézayaient bruyamment.

Dans la zone aquatique, zétètes grecs et zélotes juifs parlaient un dialecte iranien (vraisemblablement le zend) en se prélassant dans un grand jacuzzi. A côté se tenait un immense aquarium au sol tapissé de zostères et de plantes zoophytes, et dans lequel vivotaient des zygènes qui pompaient l'oxygène de leur compagnons les zées. Ceci était loin d'arrondir les zancles, qui pour leur part étaient plutôt des poissons plats. Un zanni complètement zinzin, se croyant à Venise, déclamait des vers aux pauvres poissons qui auraient bien aimé que ceux-ci fussent de chair et de sang (les vers !! hi hi !). Quasiment déshabillé par rapport aux autres invités, il ressemblait à quelque zingaro en goguette.

Dans la zone aérienne, les convives constituaient là une véritable société d'insectes nuisibles : ainsi les zabres qui, en véritables parasites, se contentaient de "zabrer" le champagne et le moral des affamés en contaminant le buffet. Les zeuzères, en parfaits papillons de nuit, zinzinulaient d'avoir trop bu en se grattant la zigounette.

Dans la zone terrestre, les zonures zonaient et rampaient, en bons reptiles, et les zorilles mordillaient tout ce qui leur passait sous la dent, comme tout mustélidé qui se respecte. Le buffet tout entier devenait au fil des heures une infâme zooglée où la bave et autres liquides issus de cette zizanie avait coagulé les aliments. Un spectacle affligeant digne d'une zoopsie, un cauchemar aux faciès d'animaux effrayants. On entendait des propos zwinglianistes, comme issus des pires zaouïas terroristes, qui se mélangeaient à d'autres langues, d'autres danses, d'autres bouffonneries.

Si bien que l'eau, la terre et l'air ne firent bientôt plus qu'un. Ainsi parlait Zarathoustra.

P.S. : Zut ! Z’ai zappé Zecoco ! Ah wé mais il est paz (encore) dans le dico) !


dimanche 13 novembre 2005

Merci à Doune pour son questionnaire-relai que je reprends avec plaisir sur son aimable invitation ^¨^°_0 :-0 >0°0<./^¨^\."°#°" *°A°* |o-o|

Quel metteur en scène filmerait le mieux sa vie ?
Sûrement Tim Burton pour son univers à la fois baroque, poétique et déjanté. En plus comme son acteur fétiche est Johnny Depp, forcément ça aide ! Je me vois bien dans Sleepy Hollow dans la peau de Christina Ricci, accrochée au bras du beau Johnny, mhm...

Quel peintre aurait pu la prendre pour modèle
?

Choix très difficile, mais si je devais trancher, je dirais Gustav Klimt.

Quel auteur aurait pu écrire le roman de sa vie ?
Raymond Queneau ! Il aurait pu écrire ma vie comme un exercice de style pour en faire des jeux de mots.

Quel dessinateur de BD la croquerait le mieux ?

Crisse parce que Chrixcel


Quel chanteur pourrait composer une chanson sur elle ?
Dominique A, sur fond de musique composée par Yann Tiersen.

Quel ustensile de cuisine serait-elle ? Une fourchette ! j’en ai un sacré coup…

Quel ingrédient de plat unique serait-elle ?
La patate. Je l’aime sous toutes ses formes, mêmes les pires ! Toutes ces variétés, ça sonne comme des noms de copines :
Amandine, Belle de Fontenay, Bintje, Bleue d'Auvergne, Bonnotte, Charlotte, Francine, Manon, Pompadour, Ratte, Roseval, Vittelotte noire…

Quelle pièce de la maison serait-elle ?
La chambre, évidemment. Ah ! dormir cent ans, comme la belle au bois dormant...

Et dans cette maison, quel meuble serait-elle ?
Une grande armoire pour toutes mes fringues, avec un compartiment spécial "chaussures".

Un jeu de société qui lui ressemble ? Le Uno. Unique en son genre °1°

Quel moyen de transport serait-elle ? Un bus sans but.

Quelle ville aimerait-elle être ? Prague, une ville magique, la ville des alchimistes.

Quel musée serait-elle ? Le musée des horreurs.

Quel pays rêve-t-elle de visiter ? Le Laos.

Quel objet emporterait-elle sur une île déserte ?

Une lime à ongles qui fait pince à épiler. Au moins, ça occupe, vu que les ongles et les poils y a guère que ça qui pousse sur une île déserte…je suis un peu pilophobe sur les bords.

A qui passe-t-elle ce questionnaire ? A qui voudra !

dimanche 6 novembre 2005

L’ART DU CONTREPET

La contrepèterie consiste à écrire une phrase qui, si l'on permute au moins deux lettres ou des syllabes qui la composent, produit une autre phrase de sens différent et si possible coquin, voire obscène (ex. : la cuvette est pleine de bouillon, c'est long comme lacune...) Pour la petite histoire, on en trouve sous forme de slogan sarcastique avec celui-ci, inventé sous le régime de Vichy : « Il ne faut plus dire Métropolitain mais Pétain mollit trop. » Cette adresse est celle d'un site qui recense plus de 700 contrepèteries, des plus connues aux plus salaces !

http://www.duhamel.bz/contrepeterie/contrepeterie.htm

Voici donc l’une de mes dernière lubies : une histoire entièrement contrepétée ! Comme il serait difficile au lecteur de tout trouver, les réponses sont en-dessous de chaque phrase. A vos dicos !

Le tétard pondu

Tout près d’une militante russe nommée Sabine, et mère pute
Proutées d’une limitante surmenée, bassines permutaient

Qui poussant pinson, largua son ragondin au derme nu…
Hic, soupant son pain là, garçon, gars rondin : oh ? une merde !

Quat’grues chambraient, éloquentes, en se shootant.
Gratte-culs
branchaient, et collant en se touchant.

Leurs plis riment nus, graines en vrai lit, intimes emmurées
Leurs slips mirent une nègre en livrée : un mythe enrhumé

Celles debout relookaient bébé, en table enchâssée,
Belles dessous, recoulaient bébé en blatte ensachée,

Sur coton d’apparat charmant, empourpré, vermeil taggé
Sur toque on parada marchant, en pré pour merveille gâtée

Pas mort-né, le zélé, à trop se marrer, dorade ensanglantée.
Pas normé, le lésé atroce ramait, radeau en gland tancé.

Les rudes abbesses déversantes se salant des colzas,
Les dures bassesses des servantes se lassant des alcools

Se lovèrent, rivetées au tétins du microbe, qui soudain recula :
Le volèrent, vérité, au teinté du bichrome, qui, saindoux, reluqua :

Avec sa mandibule en crans d’arrêt, la belle araignée s’en moqua
Cavée sa dent mit bulle en dents carrées, bêla et régna sans coma.

Quel saut d’épée raté, ça mit frousse tout à l’égout.
Quelle possédée tarée, sa frimousse goûta le tout.

D’un ras-le-bol de la main qui le stoppa touffu en liqueur
D’un bas le rôle de malin qui le posta foutu en killer

La maman se décolla du bâtard, valable cas sabré.
Lame en mat se déloqua du tas, bar lavable, bras cassé.

Torride maladie, rupine elle tapinait au pâté archi tôt.
Rôti de lama, 10 rue Pine elle patinait au tapé artichaut.

Le trop méchant vit près d’un labrador et de quatre folles.
Le très manchot
privé d’un bras, là dort, et deux cartes lofent.

Quand sa mère téléphona pour le dérouter en tapissier
Sans came, erre, elle est aphone pour le détourer en pâtissier

Il en logea car il avait, côte à côte, des doigts de fée :
Il l’enjôla car il avait, tac au tac, des fois deux dés :

L’animal est fortuné, en sa partie il décoffra des roupies.
Lamina les thunes et fort, en sa patrie l’y défroqua des pourris.

jeudi 27 octobre 2005

H O R O S C O P E.......V A C H E

J’en ai ma claque des horoscopes de la presse où on vous caresse dans le sens du poil en vous annonçant que des supers trucs genre : vous allez rencontrer l’homme de votre vie ou gagner le pactole ce qui bien sûr n’arrive jamais. Voilà ma version, et je suis sûre que beaucoup s’y reconnaîtront !


Et comme je suis dragon-poisson, j'ai trouvé une (micro) illustration réalisée par un certain Richard Gray pour le magazine Vogue qui colle bien. Ca s'appelle Queen (c'était pour un campagne plublicitaire d'Alexander MacQueen). Je m'en suis inspirée comme modèle pour un dessin que j'ai ensuite complètement retravaillé sur Photoshop, et du coup ça n'a presque plus rien à voir avec l'original. Mais le résultat me satisfait dans l'ensemble, même si ça aurait mérité un peu plus de fignolage, mais bon...

dimanche 23 octobre 2005

Née. du soleil et épouse. d’ AkhenatoN
Elle. fut .une .célèbre .reine .d’ EgyptE
Femme de tête, son port au regard viF
Emerveille. encore. .toute .la .planètE
Rayonnant de beauté son buste altieR
Trésor. issu .d’ .un ..sable .d’ .apparaT
Irradiait..là , ..profondément ..enfouI
Tranquille sous son pyramidal déserT
Il ....serait ...bien .....resté..... ensevelI

Découvert à Tell el-Amarna en 1912 lors d'une campagne de fouilles allemande, ce superbe buste de la reine Néfertiti n'a été révélé au public qu'en 1925 par l'archéologue Bochardt. Il daterait d'environ 1340 av. J.-C. et aurait été exécuté par le sculpteur Toutmose sous la XVIIIe dynastie du règne d'Akhenaton (1350-1333 av. J.-C.). Cette oeuvre témoigne de la beauté incomparable de cette femme qui fut célèbre et dont les circonstances de la mort restent un mystère. Elle se serait éteinte à 35 ans, et son sarcophage n'aurait pas été retrouvé à ce jour, pas plus que celui d'Akhenaton...récemment une archéologue a prétendu avoir trouvé sa momie, mais la pluspart des égyptologues le démentent formellement.