Un père hâtif...en CAPITALES !
°°°
Les noms de 15 villes se dissimulent dans cette épopée emplumée…saurez-vous les retrouver ?
C'est l'histoire d'un coq qui adorait parcourir le monde. Volage, il voguait de ferme en ferme dans le monde entier. Avec une poule à chaque port, il voyageait sans chapon et, comme tout grand séducteur, il ne faisait pas d'omelettes sans casser d'œufs ! Il disait à sa cocotte : "ponds dix chéris !", et le lendemain il s’envolait vers un autre trip au lit...L'hiver, lorsque son nid n'était pas assez chaud, il avait recours à des marchands de chaleur, et à coups de "vends, couveur !", il leur volait dans les plumes pour se faire des couettes à pas cher. Prolifique, il semait des petits partout et gardait un œil jaloux sur ses ouailles, auxquelles il piaillait moult conseils. Ainsi, à une biblique poulette un peu trop replète, il conseillait : "jeûne, Eve, et stoppe donc les frites !" A un poussin nippon un peu trop timide, il sifflait : "ose, Aka !" - A son fils rocker anglais qui ne s'éclatait qu'en messes noires, il hurlait : "nique, Ozzie !".
Il ne partait d'une ville que lorsqu'il sentait se sentait grillé...mais comme tout oiseau, il n’était pas toujours très vif. Un jour, voyant que sa progéniture était baguée, il demanda pourquoi il n'avait pas été invité à la noce...mais lorsqu'il entendit le jeune farmer anglais dire à son père "bague, Dad !", il comprit tout et fut très triste. Déprimé, il s'échappa lorsque sa poule aux yeux d'or chinoise lui souffla : "Adieu poulet, quitte tôt cet endroit ye t'en priiie !". « OK, mais occupe-toi bien des mouflets et n’oublie pas, borde Hô et embrasse-le bien fort de la part de son papa !». Le coq en colère reprit toutefois rapidement la plume de la bête. Il partit sans crier gare à Scotland Yard pour y consulter son ami, un célèbre détective, et dénoncer le meurtre en série de ses poussins.
Il lui conta toute l'histoire, mais il y avait tellement de détails et tellement de prénoms que le fin limier lui faisait répéter plusieurs fois. Le détective notait fébrilement tout dans ses carnets, tandis que le gallinacé scandait à intervalles réguliers comme un perroquet : "Stocke, Holmes !, stocke, Holmes !". Et le Sherlock stockait, et le Sherlock stockait, des trucs qui collent au coq encore et encore…Mais, parti dans une logorrhée difficile à juguler, l’emplumé s'exclama : "Je commence à en avoir la nausée de tout ce massacre, j’en peux plus !" Sherlock lui répondit avec un fort accent "coq-né" : "Dans ce cas, tais et wends !" - "Non", répondit l'oiseau, "je ne me tairai pas. Il faut faire la lumière sur cette affaire, c'est pourquoi j'irai où campe Allah" – « May à quoi te sewvirait un pèlewinage là, mec ? » Le coq, buté, ne répondit pas. "Ok, vas-y, monte et vis des hauts…et des bas ! Je te pwéviens, tu wisques de laisser des ploumes dans ce bad twip", fit le détective. « Tiens, pwends le guaïde du Poulard, et avant de pawtir, lis-le please !». - « Merci, je te revaudrai ça, fit son pote ». Sur ce, l’oiseau fit une volte face qui fut aussitôt stoppée par Sherlock : "Hey ! May ne te taille, paye ton coupe au moins !". Ils allèrent donc s’en jeter un au bar en face de chez Coq & Colas. Ce faisant, ils aperçurent Nick Park du haut de la terrasse et lui firent un signe amical : « Monte, réal ! ». Mais le réalisateur, à l’instar de sa création, s’enfuit à grand vitesse…

enseigne, Paris 18ème