taches sur la vitre ne partent pas) - ce qu'on voit en arrière-plan
sont les croisillons de la fenêtre du vis-àvis.

Des photos, dessins et des lettres
Mais moi, quand on me parle d’hygiène constante et d’amour éternel, ça ne me fait certainement pas penser à la poubelle. Alors que doit-on comprendre ? Que l’amour fusionnel est bon à mettre aux ordures ? Que, dans cette société du tout-jetable où l’on nous bassine avec le développement durable, les amours romantiques sont comme de vieux chewing-gums trop mâchés ? D’un côté, nous devons privilégier une consommation équitable, écologique et reconvertible, et de l’autre on nous oblige à bouffer de l’emballage plastique et autres cartonnages superflus. Il faudrait savoir !
Pourtant, ce couple bien propre sur lui qui dort paisiblement enlacé sur un matelas, est-il fou de s’aimer et d'espérer un avenir commun ? Est-ce dépassé aujourd’hui de croire que l’amour durable, le plaisir équitable et le conjoint non-recyclable existe ? De nos jours, environ 1 mariage sur 3 se finit par un divorce, peut-être parce que le mariage est devenu une hérésie dans cette civilisation consumériste. Néanmoins ce n'est pas parce que je pense que les liens affectifs doivent idéalement être libres de tout contrat que cela me permet de ne pas respecter l'autre. C’est tellement facile aujourd’hui de prendre un objet ou un individu puis de le jeter quand on s’en lasse et qu'on ne s'enlace plus. Peut-on ainsi parler d’un être humain, avec qui on a vécu une histoire et qui nous a aidés à nous construire ? Je trouve ce raisonnement de bazar terrible, tant il est le triste reflet de notre civilisation. Et je le trouve d’autant plus détestable qu’il s’affiche effrontément au dessus de la tête des passagers, sans doute inconscients de la portée du message qui se décille à leurs yeux endormis.
Au petit jour naît la petite aube, la microaube
Puis c’est le soleil bien à plat sur sa tartine
Il finit par s’étaler, on le bat avec le blanc des nuages
Et la farine des fumées de la nuit
Et le soir meurt, la toute petite crêpe, la crépuscule
Blonde comme les blés, bête à manger du foin,
La pin-up à talons trébuche dans la mare,
A ce plouf de la pouf, deux veaux arrivent dare dare,
S’empressent pour la sauver de boire tout à point !
Bas bœufs, bimbo bue ! >>>>>>>>>>>>>>>>>
Un été caniculaire a bu toute la terre
Mes rêves se sont taris dans les draps d'une rivière
J’aimais y lire Pascal au gré de ses cailloux,
Le reflet fatigué de son visage flou…
Las, le lit : l'eau lut.>>>>>>>>>>>>>
L’Aurore était en rage et les éclairs tonnaient,
Ma vache allait vêler, et son petit sortait…
Mais la foudre tomba juste à ce moment-là,
Coupant en son milieu l'infortuné veau gras…
Ma meuh mi-môme eut.
Au pieu et grabataire, le saint homme ne prie guère :
Il passe tout son temps à souiller son bidet,
A défaut d'honorer ses tristes bénitiers.
« Vaut mieux ça que l’inverse ! », en rient les vieilles commères.
Pape pie, pot pue ! >>>>>>>>>>>>>
Un petit jeune marié se croyant bien membré,
Rentre chez lui tout gai pour sa femme trousser,
Mais quelle déconvenue, car aussitôt en vue,
De l’amant courroucé, reçoit un uppercut !
Qu'à queue, qui cocu ? (le mari a Pas ri, et moi si !)
Il te faudra longtemps écumer tous les flots,
Pour chasser tout le sel de six de ces eaux :
Qu'elles soient Rouge ou Corail, Blanche, Noire, Jaune ou Egée
Les couleurs tu laveras de ces mers trop iodées.
Sasse six seaux, sue !
Sur une sente de boue qui cache bien des clous
Je m’aperçois soudain que mon pneu a un trou
Armée d’une rustine, retournant mon biclou
Je vois qu'la chambre à air a saigné sur la roue !
Valve vive aux vues...>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Je n’ai pas pu caser tout le monde mais je ne n'oublie personne je crois !
...l'important C'est d'ricocher !
******
APARTE : Ma soeur Caroline a 26 ans aujourd'hui ! BON ANNIVERSAIRE CARO !